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La victoire de la manière forte !

George Bush a raison : le président colombien Uribe est un « homme fort ». C’est à lui, et à sa stratégie que l’on doit la libération d’Ingrid Betancourt (ce qu’elle-même a reconnu). Seul contre tous, ou presque, Uribe a refusé, dès le départ, toute compromission avec les terroristes communistes et narco-trafiquants des FARC.
J’ai regretté, pour ma part, que Nicolas Sarkozy se soit adressé à deux reprises, et solennellement, à leur chef en l’appelant « Monsieur Marulenda » - on n’appelle pas « Monsieur » un homme qui kidnappe, torture et tue (Marulenda n’a d’ailleurs même pas pris le peine de lui répondre !).
Uribe a agi, mieux qu’en « homme fort », en chef d’Etat responsable, indifférent à une opinion publique poussant, par sentimentalisme et ignorance des enjeux, au « dialogue » avec les terroristes (dont on apprend aujourd’hui qu’ils étaient aidés par Hugo Chavez, reçu en grande pompe à l’Elysée !). Uribe a pris un risque considérable : pour Ingrid, sûrement, mais aussi pour lui-même : combien il lui aurait été plus facile de « tendre la main », lui aussi ; que n’aurait-on dit si l’opération commando – magnifique ! – de ses troupes avaient échoué ? Mais il a tenu bon. Et il a gagné.
Au-delà du cas d’Ingrid Betancourt – symbole, par ailleurs, avec sa famille, d’un infini courage et d’une foi ardente – sa détermination à toute épreuve doit servir d’exemple à l’ensemble des gouvernants. Y compris en France…

La Grande Muette

La démission du général Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre, après la dramatique bavure de Carcassonne, est tout à son honneur et à celui de l’armée. A l’inverse de certains grands patrons qui s’accrochent désespérément à leur siège, leurs stock-options ou leur golden parachute, après avoir conduit leur entreprise à l’accident industriel, voir un chef militaire assumer le poids d’un manquement auquel, à l’évidence, il n’a eu personnellement aucune part, témoigne avec éclat du fait que l’armée est bien aussi, entre autres qualités, un précieux conservatoire de valeurs en perdition telles que le sens de l’honneur et de la responsabilité. Ça n’en rend que plus irritante la désinvolture avec laquelle, depuis bien longtemps mais avec une intensité croissante, nos politiques la traitent. Certes, la culture du mépris, qui semble désormais tenir lieu de sens politique au sommet de l’Etat, ne leur est pas exclusivement réservée : hier, c’étaient les magistrats qui étaient comparés à des « petits pois », aujourd’hui les militaires que l’on veut faire passer pour des « amateurs » – demain qui ? Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a dans la violence des reproches présidentiels une agressivité particulière vis-à-vis d’une profession dont les valeurs dominantes – esprit de sacrifice et désintéressement – ne sont pas, c’est le moins qu’on puisse dire, dans l’air du temps. Comme paraît singulièrement disproportionnée la hargne élyséenne contre les signataires anonymes, sous le pseudo de “ Surcouf”, d’une tribune du Figaro critiquant le livre blanc – comme s’il était illégitime que des militaires s’expriment sur des choix qui engagent leur existence, au sens le plus concret du terme. Si nos soldats doivent être les éternels sacrifiés des choix budgétaires, pour la seule et simple raison qu’on sait bien qu’ils ne se mettront pas en grève pour protester et qu’ils ne prendront même pas la parole pour émettre des réserves sous peine de sanctions, alors il semble qu’on doive se poser la question : n’est-il pas temps d’en finir avec le sacro-saint “devoir de réserve” ? Si l’on veut éviter une hémorragie de cadres allant chercher ailleurs la reconnaissance et la considération que l’Etat leur refuse, n’est-il pas temps de redonner la parole à la Grande Muette ?

Encore une enquête pour l’inspecteur Bourrel

Pour la troisième fois depuis août 2006, apprend-on, le domicile de Ségolène Royal a été cambriolé. Selon Jean-Pierre Mignard, l’avocat de la prétendante aux plus hautes fonctions au Parti socialiste, rien n’a été pris hormis un appareil photo. Jean-Pierre Mignard n’écarte pas un « fait politique ». On ne peut nier le coté viol psychologique d’un tel acte très déstabilisant pour tout le monde. Mais on peut aussi noter la persévérance de ces « visiteurs du soir ». De là à se demander ce qu’ils peuvent donc bien chercher depuis août 2006 avec autant d’acharnement avant de repartir à chaque fois bredouille ? Je serai d’humeur taquine, je dirai tel l’inspecteur Bourrel : « Bon Dieu, mais c’est bien sûr : ils cherchent le programme politique de Ségolène Royal… »

Mères porteuses : un projet à risques

Verra-t-on, un jour, le ministre de la Famille, en France, porter l’enfant d’une autre « par altruisme », évidemment ? L’hypothèse n’est pas à exclure, si l’on en croit Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille : « Si demain, ma nièce ou ma fille avaient un problème de stérilité avéré et qu’elles me demandaient de porter leur enfant, franchement, je le ferais », a-t-elle déclaré dans un entretien à Radio Notre-Dame. Ce propos fait suite à la présentation, mardi dernier, d’un rapport du Sénat sur les mères porteuses, habilement rebaptisée « maternité pour autrui ». Cette commission sénatoriale, présidée par Michèle André, ancien ministre socialiste, propose de légaliser cette pratique, à condition qu’elle soit strictement encadrée. Qui peut croire, sérieusement, que les limites posées ne voleront pas rapidement en éclats ? La loi dépénalisant l’avortement posait que l’IVG devait rester une exception : l’Insee en dénombre 220 000 chaque année. La loi sur le Pacs précisait qu’il ne pourrait être signé qu’au tribunal, or Madame Morano s’est récemment prononcée pour sa signature en mairie. Quand la loi de bioéthique fut adoptée, elle n’autorisait les recherches sur l’embryon que « par dérogation » ; on envisage aujourd’hui de faire sauter ce verrou quand elle sera révisée, l’an prochain. S’agissant de la « gestation pour autrui », les sénateurs précisent que la mère porteuse ne serait pas rémunérée mais seulement dédommagée. Une curieuse nuance qui risque fort de déboucher, à terme, sur un commerce d’enfants qui ne dira pas son nom. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s’est déclaré « résolument hostile » à la légalisation des mères porteuses dans Valeurs Actuelles. En admettant même que cette limite soit respectée, peut-on réduire l’enfant au rang de simple « projet parental » ? En d’autres termes, un enfant est-il seulement conçu pour satisfaire le désir de ces parents ?

Une taxe télé même pour ceux qui n’en ont pas !

Le rapport de la Commission sur l’audiovisuel public a donc été remis à Nicolas Sarkozy. Ouf, les contribuables ne seront pas (une nouvelle fois) mis à contribution par une augmentation de la redevance audiovisuelle… Du moins directement… Pour donner aux chaînes publiques « les moyens nécessaires au recentrage de la ligne éditoriale sur le mieux disant culturel », les chaînes privées vont se voir taxer de 3 % sur leurs recettes publicitaires (une centaine de million d’euros) tandis que les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès à Internet devront verser à l’Etat 0,9 % de leur chiffre d’affaires, soit 400 millions d’euros chaque année. En toute logique, les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès répercuteront cette taxe sur leurs abonnés. Selon la Fédération française des télécoms, cela devrait représenter pour un foyer, un surcoût annuel d’abonnement de 12 euros. La redevance se montant à 116 euros, l’augmentation sera donc de 14 % ! Compte tenu du taux de pénétration de la téléphonie mobile en France, tout le monde sera touché par l’augmentation de l’abonnement, même ceux qui n’ont pas de téléviseurs…

Langue morte

L’a-t-on assez souligné ? En Irlande, seuls quatre députés sur les 166 que compte le Parlement s’étaient prononcés pour le “non”. C’est donc la quasi-unanimité de la classe politique, mais aussi l’ensemble des syndicats, salariés et patrons confondus, qui ont été désavoués par le vote populaire. Un jour, il faudra bien qu’un moderne Augustin Cochin (cet admirable historien, mort pour la France en 1916, auteur d’études capitales sur le rôle des “sociétés de pensée” dans la fabrication de l’esprit révolutionnaire avant 1789) se penche sur les mécanismes, publics ou souterrains, qui ont produit l’effrayant monolithisme des castes médiatico-politiques qui nous gouvernent, sur cette question et sur quelques autres – citons au hasard l’immigration à propos de laquelle, là aussi, le sentiment populaire est inlassablement refoulé par un discours officiel, de nature mythologique, dont l’enfermement sur lui-même évoque immanquablement un phénomène sectaire. Dans ce concert d’autistes, la voix discordante du président tchèque Vaclav Klaus apparaît singulièrement rafraîchissante : « Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être Tchèques, Polonais, Italiens, Danois... et ne faisons pas d'eux des Européens. C'est un projet erroné. La différence entre le Tchèque, le Polonais, l'Italien, le Danois et l'Européen est la même qu'entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et l'esperanto. L'européisme est l'esperanto : une langue artificielle, morte. » Quand l’ensemble des classes politiques d’un continent tout entier communie dans une langue artificielle et morte rejetée par les peuples qu’elles sont censés gouverner, il n’est pas besoin d’être l’oracle de Delphes pour prévoir des réveils douloureux.

Le bac : une grande braderie ?

« Peut-on désirer sans souffrir ? », « Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ? », « Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ? » Avouons-le : il y a des moments où l’on est heureux d’avoir passé le bac ! Il suffit de lire les sujets de philosophie soumis aux lycéens pour l’admettre. Plus de 600 000 élèves essaieront de décrocher leur précieux bachot cette année. Ils auront un peu plus de 8 chances sur dix d’y parvenir du premier coup, 9 sur dix s’ils redoublent. Le bac est-il bradé ? Non, répond le ministère, qui souligne que tous les ados nés la même année ne l’ont pas (les deux tiers seulement d’une classe d’âge sont bacheliers). Oui, répond Jean-Robert Pitte, l’ancien président de la Sorbonne, qui a corrigé pendant trente-quatre ans des copies d’étudiants de première année : « Ils ne savent pas ordonner leurs connaissances, l’expression est confuse, la langue n’est pas maîtrisée, la pensée pas structurée, dit-il dans Valeurs actuelles (version papier). Chacun sait qu’en-dessous de 14 de moyenne (la mention bien), le bac ne vaut plus grand-chose ». Ce que confirment bon nombre d’enseignants sous le sceau du secret : professeur dans l’Oise, Nathalie estime à « 25%, peut-être 30%, le taux de réussite au bac si l’on n’appliquait pas les consignes » de l’Éducation nationale, c’est-à-dire si l’on ne relevait pas les notes des élèves « passables »… Alors, le bac, une grande braderie ? Pas sûr, en tous cas, que j’aurais la moyenne en philo… si l’on ne relevait pas ma note !

Peur du peuple ?

A l’heure où j’écris ce blog, ne sont pas encore connus les résultats du référendum organisé en Irlande sur le traité de Lisbonne. Le non, semble-t-il, devrait l’emporter. Si tel devait être le cas, je ne serai pas outré, loin de là. Car ce qui me scandalise le plus, n’est pas le résultat sorti des urnes, quel qu’il soit, c’est que ces urnes, on ne les ait sorti nulle part ailleurs ! Ni en France, ni dans aucun autre des 27 pays de l’UE. Comme si les « élites » considéraient que les peuples, pourtant les premiers concernés par leur avenir, n’avaient pas le droit de s’exprimer. Par peur de celui-ci ? Ce n’est pas un référendum qu’il fallait organiser, mais vingt-sept.

Offensive fiscale (suite)

Après l’attaque contre les niches, ressurgit le projet d’une taxe sur le carbone. Nicolas Hulot, qui a fait de la défense de l’environnement son fonds de commerce, en est le promoteur. Jean-Louis Borloo, en tant que ministre de l’environnement, l’étudie. Tous les partisans du tout Etat se réjouiront du dispositif envisagé qui consisterait à prélever un taxe en fonction de la consommation de chacun, pour redistribuer à tous une prime. On imagine l’usine à gaz qui pourrait gérer cette éco taxe avec une armée de percepteurs, de contrôleurs et de vérificateurs. Ils se paieraient sur la perception de ce nouvel impôt. Au passage, l’Etat pourrait prélever de quoi financer des missions au pole nord et sud pour surveiller la calotte glacière, organiser des congrès à Paris sur la purification de l’air ou à Canne sur la préservation des écosystèmes en Méditerranée. Les ONG, toujours si critiques à l’encontre des Etats bourgeois défenseurs de l’ordre capitaliste, pourraient se voir attribuer une partie de la taxe pour financer leur noble combat pour sauver la planète. Quant à Jean-Louis Borloo, après avoir sauvé Valenciennes grâce à Toyota, il pourra justifier son ministère en taxant les quatre-quatre au moment où Renault lance le sien.

Marie-Antoinette et les 35 heures

Hier soir au Grand Palais pour visiter avec quelques amis l’exposition Marie-Antoinette, avant qu’elle ne s’achève le 30 juin. La difficulté à se libérer du travail, quelques retards et bavardages préliminaires : nous ne commençons effectivement la visite qu’à 20 h 30, ce qui devrait nous laisser tout de même une heure et demie, l’exposition fermant théoriquement ses portes à 22 heures. Mais dès 21 h 30, alors que nous sommes loin d’avoir tout vu, les gardiens de l’expo commencent à nous intimer, de manière insistante, d’avoir à nous préparer à « l’évacuation ». De minute en minute, l’insistance se fait plus pressante, empêchant toute concentration sur les œuvres exposées, jusqu’à ce que, un quart d’heure avant la fin de l’exposition, se forme une ligne de gardiens, genre CRS prêts à charger des manifestants, qui s’avance pour pousser les visiteurs vers la sortie ; ne manquent que les piques et les bonnets phrygiens, mais on sent chez certains de ces sbires des envies de nous envoyer à la lanterne, des fois qu’on leur ferait dépasser d’une minute ou deux leurs 35 heures de travail hebdomadaire. L’agressivité du procédé donne lieu à quelques prises de bec avec des visiteurs qui ont tout de même acquitté 10 € pour être traités comme du bétail, et parasite sans vergogne l’émotion d’une dernière salle qui retrace avec recueillement les années de captivité et l’agonie finale. De la douceur de vivre de l’Ancien Régime à la goujaterie organisée de nos sociétés égalitaires, la chute est on ne peut plus brutale – mais fort pédagogique.

Virginité

L’affaire de l’annulation du mariage entre deux musulmans par le TGI de Lille n’en finit pas de faire couler l’encre, dans des directions fort diverses. Il y a ceux qui voient dans ce jugement une victoire implicite de la charia, l’introduction subreptice dans nos raisonnements juridiques de critères étrangers à notre culture et à nos mœurs. Il y a ceux qui approuvent le tribunal, qui n’aurait fait qu’appliquer la loi, le consentement des époux étant objectivement faussé par la tromperie de l’épouse qui avait frauduleusement prétendu être vierge (si l’on refuse d’annuler un mariage fondé sur une tromperie manifeste, disent-ils notamment, pourra-t-on encore, demain, annuler un mariage où l’un des conjoints aurait dissimulé à l’autre son homosexualité ?) Il y a les féministes enragées, pour qui la notion même de virginité semble être une inexpiable atteinte aux droits des femmes. Et Roselyne Bachelot, qui tient, elle, le mensonge pour « un droit fondamental de l’être humain » – et bien sûr de la femme (« Il faut s’amuser à mentir aux femmes, on a l’impression qu’on se rembourse », disait Guitry). Une femme politique qui prend publiquement la défense du mensonge, est-ce bien prudent ? Les Français pourraient se prendre à rêver d’appliquer le jugement de Lille aux politiques, et de faire annuler certaines élections pour cause de mensonge avéré du candidat – à commencer ceux qui se sont targués, pendant la campagne, de posséder une virginité politique que leur comportement aux affaires a eu tôt fait de démentir.

La vignette Borloo

A peine les marins pêcheurs sont-ils rentrés de Bruxelles après avoir tout cassé sans obtenir quoi que ce soit pour leur bateau, voilà Borloo qui veut matraquer leur quatre-quatre ! On lui prête l’intention faire payer tous les ans le malus écologique actuellement payable seulement une fois lors de l’achat d’un véhicule prétendument polluant. Oh ! Bien sûr, le gouvernement avance prudemment sur cette question. Mais le projet mûrit dans les ministères, ne serait-ce que pour financer le bonus accordé pour l’achat de véhicules sobres, paraît-il ruineux pour les caisses de l’Etat (qui, comme chacun le sait, sont vides). Si un tel projet voyait le jour, la vignette supprimée par Laurent Fabius se trouverait ainsi rétablie par la droite. Les familles nombreuses qui ont besoin de plus gros véhicules que les célibataires se verraient encore plus pénalisées Peut-être faut-il y voir un moyen de leur reprendre l’argent qu’on a été obligé de leur laisser en renonçant à supprimer la carte famille nombreuse pour les voyages en train.

Ces messieurs se déchaînent…

Les deux indésirables du sommet de Rome sur la faim dans le monde, l’Iranien Ahmaninedjad et le dictateur du Zimbabwe, Robert Mugabe, « se déchaînent, nous dit-on, contre l’Occident ». Pas étonnant !

D’où vient la flambée des prix alimentaires ? De celle du pétrole. Les prix du brut ont quintuplé en cinq ans. Les producteurs de pétrole ont donc quintuplé leurs recettes ! Or les pays frappés par la crise alimentaire ont un besoin urgent d’investissements massifs dans l’agriculture et les cultures vivrières. Les producteurs de pétrole qui profitent de leur enrichissement sans cause pourraient bien prendre une part de la solidarité avec les victimes de leur hausse des prix.

Mais voyez l’Iran, le deuxième producteur du Golfe : Ahmaninedjad préfère consacrer son argent à ses recherches atomiques ! Quant au Zimbabwe, c’était il y a trente ans, un grenier à céréales. En s’installant au pouvoir, Mugabe a collectivisé les terres du pays pour en expulser les fermiers européens. Du coup il a ravagé son agriculture et répandu la famine.

Voilà où sont les responsables et les vrais coupables ! Il y a de l’argent chez les producteurs de pétrole, comme il y a des affameurs à la tête de pays sous-alimentés. On comprend que ceux qui se sentent visés « se déchaînent ».

Du refus de Dieu à la négation de l’homme

Encore des profanations ! Près de 250 tombes vandalisées dans le cimetière d’Elne (Pyrénées-Orientales). Des crucifix descellés et renversés, des inscriptions sur les pierres tombales : « Satan » ou « 666 », le chiffre du diable. Des pots de fleur ont été brisés, « une quarantaine de tombes ont été littéralement mises sans dessus dessous », rapporte un photographe de l'AFP. « Dans cette affaire, on ne relève aucune connotation de type raciste ou antisémite », a dit aussitôt la préfecture. Déclaration pour le moins maladroite, qui laisse à penser qu’il y aurait un degré dans l’abjection, comme si la douleur des familles, dans ces circonstances, n’était pas la même, quelle que soit leur confession. Michèle Alliot-Marie a demandé que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire. Selon les gendarmes, il ne s'agit « pas d’un coup de folie de quelques jeunes gens » mais d'un acte prémédité. « Les agressions contre les lieux de culte, notamment les vols, se multiplient dans le département ces dernières années. Les satanistes sont très actifs », souligne le père Vernoy, qui organisera, jeudi soir, une cérémonie de réparation. Il ne suffit pas de s’indigner, ni même de punir les coupables. Il faut aussi se demander comment nous en sommes arrivés là. Interrogé le 1er juin 2007 (il y a un an) dans Valeurs Actuelles, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, pointait la responsabilité, dans la répétition de ces profanations, « de réseaux actifs, animés par une idéologie de refus de la foi chrétienne et des signes religieux qui assurent sa visibilité. Ces actes s’inscrivent dans un contexte de négation du religieux », dont on trouve aussi la trace dans la législation. Et Mgr Rey de prévenir : « Le refus de Dieu conduit ultimement à la négation de l’humain, et le refus de la transcendance au totalitarisme. La folle prétention de la société postmoderne à vouloir atteindre le ciel par ses propres ressources n’est pas sans rappeler l’histoire de Babel avec, pour conséquence, la confusion, la dispersion et, enfin, le déclin de l’humanité ».

Inflation

Plus 57,8%, c’est, selon le magazine L’Expansion, l’augmentation de la rémunération des patrons du Cac 40 en 2007, stocks options, dividendes et jetons de présence compris. Bien sûr, tout le monde n’est pas à la fête. Le pauvre Daniel Bouton, le président de la Société Générale, a dû renoncer à son bonus et vu son revenu chuter de 52%. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire huer par des actionnaires sans aucune reconnaissance. Les temps sont durs. Il lui reste quand même 5,24 millions d'euros, ce qui le place encore assez nettement au dessus de la moyenne qui est de 4 millions. De toute manière, une telle augmentation globale est légitime. Car en temps de crise, il faut travailler plus et donc, gagner plus. Et contrairement aux salariés qui ont droit de faire des heures sup exonérées d’impôt, nos patrons se font massacrer par le fisc. C’est pourquoi ils sont dans l’obligation de se payer si cher, et, pour ne pas trop déséquilibrer le compte d’exploitation des groupes qu’ils dirigent, de contenir l’augmentation de la masse salariale à quelques pourcents. Les gens ne comprennent rien à l’économie !

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