Régionales scrutin 14-21 mars

Les ratés de l’UMP. L’analyse de Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l’Ifop.

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Comme toute élection intermédiaire, le scrutin régional s’annonçait difficile pour la majorité. La crise et l’impopularité de Nicolas Sarkozy sont venues amplifier le phénomène. Mais, outre la stratégie de liste unique libérant un espace au FN, nombre d’erreurs ont également été commises.

Il y a eu d’abord les changements de pied répétés qui ont désorganisé la campagne et empêché d’envoyer un message clair aux électeurs. Le premier : l’annonce que tout ministre élu président de région devrait quitter le gouvernement. Une “jurisprudence” qui a poussé Roselyne Bachelot (Pays de la Loire) et Hubert Falco (Paca) à décliner l’offre. Dix-sept ministres ont finalement accepté de concourir, mais sans enthousiasme – comme Xavier Darcos et Dominique Bussereau, se qualifiant eux-mêmes de « malgré-nous ».

Les candidats ont dû ensuite s’adapter à une implication pour le moins fluctuante du chef de l’État. Sarkozy a d’abord souhaité, à l’automne 2009, que la campagne de l’UMP soit nationale, lui-même promettant de s’impliquer directement dans le dispositif. Avant de se replier, en fin de campagne, sur une interprétation purement locale du scrutin.

Les axes de campagne ont, eux aussi, constamment varié. Dans la foulée des élections européennes, qui avaient vu la percée d’Europe Écologie, et dans le cadre de la préparation du sommet de Copenhague, l’accent a d’abord été mis sur l’environnement avec notamment l’annonce de la taxe carbone. Face à la levée de boucliers de l’opinion et à la suite de l’échec de ce sommet, le discours a été réorienté sur la fiscalité en pointant du doigt la gestion socialiste des régions.Mais alors que le déficit de l’État et la dette publique s’envolaient, cet angle d’attaque est également tombé à plat.L’UMP s’est alors concentrée sur la sécurité, après avoir dû clôturer à la hâte le débat sur l’identité nationale– en profond décalage avec les attentes des Français, dominées par les questions du chômage et des salaires.

Sont ensuite venus s’ajouter de nombreux dysfonctionnements au plan local dans le processus de sélection des candidats. Le système des primaires a permis de faire émerger des candidats disposant des faveurs des militants et d’écarter des prétendants disposant de soutiens dans l’appareil, comme en Île-de-France, où Valérie Pécresse a largement devancé Roger Karoutchi. Mais la tête de liste UMP n’a pu bénéficier dans sa campagne du plein soutien de cet appareil et des élus, nombreux à traîner des pieds. Les cicatrices jamais refermées de ces primaires fratricides ont également handicapé Raymond Couderc en Languedoc-Roussillon, dont le rival malheureux, Christian Jeanjean, a mené sa propre liste. Les inimitiés et les rivalités de personnes se sont de même exprimées en Basse-Normandie, Franche- Comté, Midi-Pyrénées, Bretagne ou encore Nord-Pas-de-Calais où Thierry Lazaro, patron de la fédération UMP du Nord, en désaccord avec Valérie Létard, la candidate désignée, a quitté la campagne, entraînant avec lui nombre de militants.

Circonstance aggravante : la place (et les places) accordée par l’UMP à ses alliés (La Gauche moderne, Nouveau Centre, MPF, Chasseurs…) réduisant d’autant celles espérées par les membres du parti sarkozyste. Conséquence : les listes n’ont été ratifiées que par 60 % du conseil national.

On mentionnera encore, parmi les erreurs, le choix initial d’une campagne courte (sur le modèle des européennes) alors que l’UMP était challenger dans vingt régions sur vingt-deux et que ses candidats avaient besoin de temps pour installer leur campagne. D’autant – conséquence des défaites aux municipales et aux cantonales– que l’UMP, si elle reste une belle machine pour les élections nationales, manque cruellement d’un maillage d’élus locaux comparable au PS.

Ajoutons enfin les très importants moyens consacrés à la campagne via Internet et le téléphone portable, pour mobiliser une base électorale âgée peu familiarisée avec ces outils…

 

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Commentaires

les ratés de l'UMP ????????

oui c'est exact les politiciens de l'UMP (équivalents des éléphants de la gauche) ont gaché le début de campagne et ont trainé les pieds OUI C'EST EXACT !!!!
on ne peut que le regretter.
Cette critique avant le 2ème tour brandit bien haut pour mettre sur le dos des autres le manque de bons résultats dans les régions devrait plutôt être un mea culpa de ces politiciens qui ont la rage de ne pas avoir été sélectionnés. NON PAS POUR LE PAYS mais pour LEUR VANITE PERSONNELLE qui en a pris un coup.
Alors les anciens de l'UMP qui se disent gaullistes si le pays ne passe pas avant vos désirs personnels au moins abstenez vous de commentaires !!!!!!!!!!!!!

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