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France

jeudi, 18/03/2010
Par Arnaud Folch

Avant d’être un succès pour l’opposition, ce scrutin régional signe d’abord l’échec de l’UMP. Qui doit impérativement redresser la barre. Avant qu’il ne soit trop tard…

Certes, l’abstention n’est pas un vote sanction. Certes encore, une élection n’est jamais jouée avant le second tour. Certes, enfin, les scrutins de mi-mandat sont toujours ardus pour la majorité. Surtout en période de crise.

Il n’empêche, aucun des objectifs poursuivis par l’UMP n’a été atteint : ses listes uniques ne lui ont pas permis de pointer en tête ; ses ministres candidats ne sont pas parvenus à inverser la tendance ; l’ouverture à gauche n’a en rien contrarié le PS, tout en faisant renaître le FN ; enfin, les clins d’oeil répétés aux écologistes n’ont rien rapporté à la majorité,mais ont crédibilisé un parti devenu réservoir à voix du PS. Au sein d’une gauche aujourd’hui majoritaire.

 

1. Le fiasco des listes uniques
Ce devait être l’arme fatale anti-PS : partout des listes uniques de la majorité rassemblant, dès le premier tour, l’ensemble de ses composantes : UMP de Xavier Bertrand, Nouveau Centre d’Hervé Morin, Progressistes d’Éric Besson, Gauche moderne de Jean- Marie Bockel, Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et Chasse-Pêche-Nature- Traditions de Frédéric Nihous.

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jeudi, 18/03/2010
Par Jérôme Fourquet

Comme toute élection intermédiaire, le scrutin régional s’annonçait difficile pour la majorité. La crise et l’impopularité de Nicolas Sarkozy sont venues amplifier le phénomène. Mais, outre la stratégie de liste unique libérant un espace au FN, nombre d’erreurs ont également été commises.

Il y a eu d’abord les changements de pied répétés qui ont désorganisé la campagne et empêché d’envoyer un message clair aux électeurs. Le premier : l’annonce que tout ministre élu président de région devrait quitter le gouvernement. Une “jurisprudence” qui a poussé Roselyne Bachelot (Pays de la Loire) et Hubert Falco (Paca) à décliner l’offre. Dix-sept ministres ont finalement accepté de concourir, mais sans enthousiasme – comme Xavier Darcos et Dominique Bussereau, se qualifiant eux-mêmes de « malgré-nous ».

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jeudi, 18/03/2010
Par Josée Pochat

Aubry en selle pour 2012, Royal toujours dans la course, Besancenot défait par Mélenchon, Duflot confortée à la tête des Verts et en position de force pour négocier avec le PS. En Alsace, Richert, seul espoir, pour la droite, d’éviter le grand chelem du PS,la jolie performance de Béchu, en Pays de la Loire, qui fait mieux que tous les ministres. Et encore Jean Lassalle, qui sauve l’honneur du MoDem, Jean- Marie et Marine Le Pen ou la renaissance du Front national : les dix personnalités qui ont signé une victoire personnelle lors du scrutin.

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jeudi, 11/03/2010
Par Arnaud Folch

Les résultats de dimanche vont rebattre les cartes. Et dessiner un nouveau paysage politique.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Particulièrement ardues, les élections régionales cumulent scrutins proportionnel et majoritaire. Scrutin proportionnel avec des élus pour toutes les listes franchissant la barre des 10 % au niveau régional (et se maintenant au second tour) ; scrutin majoritaire avec une prime accordée à la liste arrivée en tête au second tour. En outre, les listes ayant au moins atteint 5% ont la possibilité, en cas d’accords, de fusionner entre les deux tours avec une autre liste ayant dépassé les 10 %. La grille de lecture politique des résultats au niveau national n’est pas moins complexe. C’est, en fonction des objectifs réels de chaque parti et des rapports de force au sein de chaque camp, ce que Valeurs actuelles se propose de faire. Pas de prévisions, donc, mais un prédécryptage des résultats de dimanche…

Lutte ouvrière
+ 3 %. Créditées de 1 à 1,5 % dans les sondages, les listes LO (5 % aux régionales de 2004, mais dans le cadre d’une union avec la LCR, transformée depuis en NPA) font presque trois fois mieux qu’Arlette Laguiller à la présidentielle de 2007 (1,3 %) et plus que tripler leur score des législatives suivantes (0,8 %).

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jeudi, 11/03/2010
Par Valentin Goux

Bien sûr, il y avait déjà eu des hommes politiques rejoignant le camp d’en face entre les deux tours, quittant avec perte et fracas leur poste de subalterne pour un pré plus vert chez les ennemis d’hier. Mais une vice-présidente de parti se rangeant derrière le candidat d’un mouvement adverse à une semaine d’un scrutin… la chose est inédite. En choisissant de soutenir Europe Écologie en Alsace contre le candidat du MoDem, puis en participant lundi soir à un meeting avec Daniel Cohn- Bendit, Corinne Lepage a presque rangé l’ouverture façon Sarkozy au rayon des taquineries.

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Société

jeudi, 18/03/2010
Par Marie de Pontalba

Une grille de chiffre, un tirage au sort, et d’un seul coup, on est riche. Très riche. La fortune a ses privilèges, ses joies, mais aussi ses difficultés. Comment vit-on cette révolution ?

Arrête de dire des bêtises et viens m’aider à éplucher les légumes ! C’est ainsi que Brigitte [les noms et prénoms des personnes citées ont été changés, NDLR], institutrice, accueille l’incroyable nouvelle apportée par son mari, directeur d’école : ils ont gagné au Loto ! Incroyable, mais vrai. Brigitte devra bien l’admettre : ils ont rejoint le petit groupe de joueurs ayant remporté le gros lot au jeu du hasard.

Chaque année, la Française des jeux recense une centaine de “grands gagnants”, c’est-à-dire ceux qui gagnent une somme supérieure à un million d’euros au Loto ou à Euro Millions.

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jeudi, 18/03/2010
Par Marie de Pontalba

25 687 élèves ont opté pour l’apprentissage du chinois en 2009, soit presque trois fois plus qu’en 2004. C’est la cinquième langue enseignée en France.

Pfff, je n’y comprends rien, c’est du chinois pour moi ! Expression française courante, qui exprime une idée commune : apprendre le chinois, ce n’est pas gagné ! Sonorités étranges, caractères certes très beaux, mais sans aucun point commun avec notre alphabet… On hésite à s’y attaquer. Et pourtant… voilà qu’il n’y a jamais eu autant d’élèves étudiant cette langue en France.

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jeudi, 11/03/2010
Par Eric Branca

Alain Bauer et François- Bernard Huyghe explorent les généalogies intellectuelles du terrorisme. Pour mieux réarmer nos sociétés face à un phénomène qui est tout sauf imprévisible !

Et si l’on s’intéressait enfin à ce que pensent et écrivent les terroristes ? À l’ère du tout communication, où chacun s’estime en capacité de connaître ce que tous les autres ont en tête, y compris les mouvances extrémistes qui usent et abusent des réseaux les plus divers qu’offre Internet (sites politiques, blogs, forums de discussion), la question peut paraître incongrue. En refermant l’étude passionnante qu’Alain Bauer et que François-Bernard Huyghe consacrent aux doctrines du terrorisme, intitulée Les Terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire, on s’aperçoit avec effroi que tout reste à faire pour comprendre les ressorts cachés d’une violence politique qui, bien souvent, annonce sans détour comment elle va s’exprimer. À défaut de savoir où et quand.

Sait-on que la CIA a attendu le 11- Septembre pour s’intéresser de près aux textes fondateurs de ce que le gouvernement américain a nommé un peu vite l’idéologie d’Al-Qaïda en lui assignant une source unique et presque rassurante (Ben Laden) alors qu’il s’agissait d’un mouvement multiforme, infiniment plus inquiétant que s’il était né de la volonté d’un seul homme ?

D’où la réponse par trop simpliste qu’a constituée la fameuse “guerre au terrorisme”, laquelle a trop facilement suggéré à l’opinion qu’il suffisait de désigner tel ou tel État (l’Irak, par exemple, d’où l’islamisme radical était pourtant absent) pour régler le problème par une guerre conventionnelle… Alors que les documents existaient qui eussent permis de cerner la question dans toute son ampleur et sa complexité.

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jeudi, 11/03/2010
Par Mickael Fonton

Au croisement de la recherche et de l’industrie, elles sont en passe de s’implanter dans de nombreux domaines.

Diagnostiquer un cancer sur une simple respiration. Multiplier par mille la capacité de stockage d’un ordinateur. Produire des vêtements insalissables ou des matériaux aussi légers que résistants. Les nanotechnologies, nées voilà une trentaine d’années dans les laboratoires de recherche, ont investi aujourd’hui des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, les cosmétiques, la médecine ou l’informatique. L’omniprésence de ces nouveaux matériaux, les attentes comme les risques qui y sont attachés les placent au coeur d’un débat de société qui réunit scientifiques, industriels, décideurs et opposants dans un climat parfois tendu.

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Monde

jeudi, 18/03/2010
Par Caroline Bruneau

L’Église allemande est dans la tourmente et risque très gros sur le plan financier. Des rumeurs font aussi remonter les affaires jusqu’au Vatican.

L’apparition du nom du pape Benoît XVI dans le scandale de pédophilie qui salit l’Église ca­tholique allemande a donné une dimension universelle et politique à cette affaire, qui concernerait près d’un millier de victimes. La décou­verte du cas d’un prêtre pédophile, muté à Munich à l’époque où Josef Ratzinger était archevêque de la ville, a jeté le trouble. Il avait alors accepté d’accueillir en Bavière Peter H., un prêtre auteur du viol d’un petit garçon de 11 ans dans la Ruhr, afin qu’il soit soigné. À l’insu de Mgr Ratzinger, ce prêtre avait été ensuite accepté dans une nouvelle communauté et il avait re­commencé à sévir, avant d’être condamné en 1986.

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jeudi, 18/03/2010
Par Laurent Dandrieu

Evêque de Coutances, Mgr Stanislas Lalanne fut en 2002 l’un des rédacteurs du rapport épiscopal “Lutter contre la pédophilie”. Il répond à "Valeurs actuelles".

Pourquoi l’Eglise est-elle confrontée aujourd’hui à la résurgence d’affaires anciennes de pédophilie ? Qu’on apprenne ce qui s’est passé en Irlande, par exemple, a peut-être permis, dans d’autres pays, de briser la loi du silence. C’est vrai que ce sont dans l’ensemble des faits très anciens. Je crois que pendant longtemps on n’avait pas vraiment pris la mesure de la gravité de la pédophilie. Ça n’excuse rien, mais à cette époque-là, aucune institution, Eglise comprise, n’avait pris la mesure de cette gravité.

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jeudi, 18/03/2010
Par Maxime Perez

Distribution de masques à gaz, manoeuvres militaires, mises en garde et gesticulations politiques. L’État hébreu se prépare à affronter l’Iran.

Tous les ans à cette période, les Israéliens célèbrent Pourim. On se déguise et on parade joyeusement dans les rues, comme pour mardi gras. Pourim marque la délivrance du peuple juif, sauvé in extremis d’un vizir perse machiavélique qui planifiait leur extermination. Pour les Israéliens, son pendant contemporain s’appelle Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République islamique d’Iran.

À Or Yehuda, à l’est de Tel-Aviv, cette fête a revêtu un sens particulier.Bravant la pluie battante,ses habitants ont afflué dans un centre de la défense passive,en quête de masques à gaz que des responsables leur ont remis individuellement. « Je suis venu pour être en règle, confie l’un d’eux,mais j’espère qu’on n’aura pas à s’en servir. »

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jeudi, 11/03/2010
Par Nathalie Harel

L’histoire biblique et la mémoire des sites sont un enjeu politique de premier plan. La vogue du “tourisme idéologique” le démontre.

Comme beaucoup de juifs israéliens, Avi, un scientifique de 63 ans, n’avait jamais mis les pieds à Sur Baher, Jabel al- Mukaber, Ras al-Amud et d’autres villages arabes situés dans la partie orientale de Jérusalem. C’est sous la pression de sa fille Sari que ce résident de Mevasseret Tsion, une localité voisine, a accepté de prendre part à une visite guidée organisée par Ir Amim (“la ville des peuples” en hébreu). Cette association israélienne à but non lucratif milite pour une situation plus égalitaire à Jérusalem, dans la perspective d’une “solution à deux États”.

Depuis l’édification de la barrière de sécurité en 2002 et l’intensification des tensions entre résidents juifs et arabes à Jérusalem-Est, ce “tourisme idéologique” fait florès. Il va de pair avec les efforts du gouvernement israélien actuel d’inscrire certains des lieux saints au patrimoine national. Fin février, le premier ministre Benyamin Nétanyahou décidait d’annexer le caveau des Patriarches, à Hébron, et le tombeau de Rachel à Bethléem.

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jeudi, 11/03/2010
Par Frédéric Pons

Un livre balaie les idées fausses sur les échecs et les succès des Russes entre 1979 et 1989. Ce sont autant d’enseignements pour l’Otan, en pleine phase d’adaptation et de reconquête.

Journaliste, officier de réserve au Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF) de l’armée de terre, Mériadec Raffray publie les Victoires oubliées de l’Armée rouge, à partir d’un rapport remarquablement documenté qu’il réalisa l’an dernier pour le CDEF. De lecture aisée, cette étude, la plus complète parue en français sur les dix années de la guerre soviétique en Afghanistan (1979-1989), balaie un certain nombre d’idées fausses. « J’ai travaillé dans la perspective d’éclairer le présent par les leçons du passé », dit l’auteur. Son analyse dégage des perspectives intéressantes pour l’Otan et cette leçon : les Soviétiques ont pris des coups terribles mais ils surent se retirer, dans l’ordre. Des leçons à méditer pour en finir, au mieux et au plus vite, avec cette guerre.

1. L’importance des enjeux intérieurs

Les Soviétiques décidèrent d’intervenir en Afghanistan le 25 décembre 1979, après la prise en otage de l’ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre.

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Entreprises

jeudi, 18/03/2010
Par Marie de Greef Madelin

Chasse aux coûts, baisse des investissements, restrictions budgétaires, tout est bon pour rétablir sa trésorerie et sortir de la crise.

A en croire les patrons du Cac 40, les grandes sociétés françaises ont pratiquement toutes réalisé de « très bons » résultats 2009 dans un environnement « calamiteux ». Il suffit d’écouter le président de Danone, Franck Riboud, pour s’en persuader : « Au risque de paraître orgueilleux, nos résultats sont bons », se félicite-t-il. Même satisfaction dans le secteur du luxe, pourtant touché de plein fouet par la crise économique et par le ralentissement du trafic aérien. Le président de LVMH, Bernard Arnault, évoque la « résistance exceptionnelle » de son groupe qui a gagné de nouvelles parts de marché. Ou encore, dans les spiritueux, Pernod Ricard réalise, selon sa direction, des résultats « robustes et sains ».

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jeudi, 18/03/2010
Par Marie de Greef Madelin

Gérant du fonds Best Business Models (actions zone euro) chez Montpensier Finance, Gilles Sion (photo) répond aux questions de “Valeurs actuelles”.

Que vous inspirent les résultats des entreprises françaises ? La plupart des sociétés du Cac 40 ont publié des résultats conformes aux attentes, mais elles ont généré un cash-flow supérieur aux prévisions des analystes. Cela s’explique par le fait que lorsque l’activité baisse dans les en­treprises bien gérées les stocks diminuent et le besoin en fonds de roulement se transforme en ressource.

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jeudi, 11/03/2010
Par Frédéric Paya

Après la crise sociale de l’automne, l’opérateur cherche un second souffle. Le directeur général devra rassurer les salariés et les clients.

Depuis le 1er mars, il y a un nouveau directeur général chez France Télécom : Sté­phane Richard. Sa nomination a été validée par les membres du conseil d’administration de l’opérateur réunis le 24 février afin de statuer sur les comptes de l’entreprise pour 2009. Cet ancien inspecteur des Fi­nances, HEC et énarque, âgé de 48 ans, était directeur général délégué du groupe de télécommunications.

En lui cédant les commandes opérationnelles, Didier Lombard, président de France Télécom, a dissocié avec un an d’avance sur le calendrier les fonctions de président et de directeur général. Il était arrivé à la tête de l’entreprise en février 2005, succédant à Thierry Breton devenu ministre de l’Économie. Didier Lombard a poursuivi le travail entrepris par son prédécesseur pour refaçonner un groupe brutalement plongé dans une concurrence à laquelle il ne s’était guère préparé en France. Il a continué le programme Top de réduction des coûts initié par Thierry Breton ; il a aussi lancé le plan stratégique NExT pour per­met­tre à France Télécom de devenir un fournisseur européen de référence en termes de services et de performances économi­ques.

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jeudi, 11/03/2010
Par David Victoroff

Pour le dixième anniversaire d’EADS, le président Louis Gallois aurait sans doute préféré présenter des résultats plus glorieux pour le groupe européen d’aéronautique et de défense : une perte nette de 763 millions d’euros, un résultat d’exploitation négatif de 322 mil­lions d’euros et, pour la première fois, pas de dividende pour les actionnaires.

Pourtant cette perte a d’abord pour origine une bonne nouvelle : le sauvetage de l’Airbus militaire A400M (ci-dessus). Souvenons-nous qu’il y a un mois Louis Gallois menaçait de tout arrêter si les sept États qui avaient commandé l’avion de transport n’acceptaient pas de partager les surcoûts occasionnés par le retard d’au moins trois ans accumulé par le programme.

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