Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Avant d’être un succès pour l’opposition, ce scrutin régional signe d’abord l’échec de l’UMP. Qui doit impérativement redresser la barre. Avant qu’il ne soit trop tard…
Certes, l’abstention n’est pas un vote sanction. Certes encore, une élection n’est jamais jouée avant le second tour. Certes, enfin, les scrutins de mi-mandat sont toujours ardus pour la majorité. Surtout en période de crise.
Il n’empêche, aucun des objectifs poursuivis par l’UMP n’a été atteint : ses listes uniques ne lui ont pas permis de pointer en tête ; ses ministres candidats ne sont pas parvenus à inverser la tendance ; l’ouverture à gauche n’a en rien contrarié le PS, tout en faisant renaître le FN ; enfin, les clins d’oeil répétés aux écologistes n’ont rien rapporté à la majorité,mais ont crédibilisé un parti devenu réservoir à voix du PS. Au sein d’une gauche aujourd’hui majoritaire.
1. Le fiasco des listes uniques Ce devait être l’arme fatale anti-PS : partout des listes uniques de la majorité rassemblant, dès le premier tour, l’ensemble de ses composantes : UMP de Xavier Bertrand, Nouveau Centre d’Hervé Morin, Progressistes d’Éric Besson, Gauche moderne de Jean- Marie Bockel, Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et Chasse-Pêche-Nature- Traditions de Frédéric Nihous.
Comme toute élection intermédiaire, le scrutin régional s’annonçait difficile pour la majorité. La crise et l’impopularité de Nicolas Sarkozy sont venues amplifier le phénomène. Mais, outre la stratégie de liste unique libérant un espace au FN, nombre d’erreurs ont également été commises.
Il y a eu d’abord les changements de pied répétés qui ont désorganisé la campagne et empêché d’envoyer un message clair aux électeurs. Le premier : l’annonce que tout ministre élu président de région devrait quitter le gouvernement. Une “jurisprudence” qui a poussé Roselyne Bachelot (Pays de la Loire) et Hubert Falco (Paca) à décliner l’offre. Dix-sept ministres ont finalement accepté de concourir, mais sans enthousiasme – comme Xavier Darcos et Dominique Bussereau, se qualifiant eux-mêmes de « malgré-nous ».
Aubry en selle pour 2012, Royal toujours dans la course, Besancenot défait par Mélenchon, Duflot confortée à la tête des Verts et en position de force pour négocier avec le PS. En Alsace, Richert, seul espoir, pour la droite, d’éviter le grand chelem du PS,la jolie performance de Béchu, en Pays de la Loire, qui fait mieux que tous les ministres. Et encore Jean Lassalle, qui sauve l’honneur du MoDem, Jean- Marie et Marine Le Pen ou la renaissance du Front national : les dix personnalités qui ont signé une victoire personnelle lors du scrutin.
Les résultats de dimanche vont rebattre les cartes. Et dessiner un nouveau paysage politique.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Particulièrement ardues, les élections régionales cumulent scrutins proportionnel et majoritaire. Scrutin proportionnel avec des élus pour toutes les listes franchissant la barre des 10 % au niveau régional (et se maintenant au second tour) ; scrutin majoritaire avec une prime accordée à la liste arrivée en tête au second tour. En outre, les listes ayant au moins atteint 5% ont la possibilité, en cas d’accords, de fusionner entre les deux tours avec une autre liste ayant dépassé les 10 %. La grille de lecture politique des résultats au niveau national n’est pas moins complexe. C’est, en fonction des objectifs réels de chaque parti et des rapports de force au sein de chaque camp, ce que Valeurs actuelles se propose de faire. Pas de prévisions, donc, mais un prédécryptage des résultats de dimanche…
Lutte ouvrière + 3 %. Créditées de 1 à 1,5 % dans les sondages, les listes LO (5 % aux régionales de 2004, mais dans le cadre d’une union avec la LCR, transformée depuis en NPA) font presque trois fois mieux qu’Arlette Laguiller à la présidentielle de 2007 (1,3 %) et plus que tripler leur score des législatives suivantes (0,8 %).
Bien sûr, il y avait déjà eu des hommes politiques rejoignant le camp d’en face entre les deux tours, quittant avec perte et fracas leur poste de subalterne pour un pré plus vert chez les ennemis d’hier. Mais une vice-présidente de parti se rangeant derrière le candidat d’un mouvement adverse à une semaine d’un scrutin… la chose est inédite. En choisissant de soutenir Europe Écologie en Alsace contre le candidat du MoDem, puis en participant lundi soir à un meeting avec Daniel Cohn- Bendit, Corinne Lepage a presque rangé l’ouverture façon Sarkozy au rayon des taquineries.
Commentaires récents
il y a 2 heures 29 min
il y a 3 heures 51 min
il y a 1 jour 2 heures
il y a 1 jour 2 heures
il y a 1 jour 3 heures
il y a 1 jour 3 heures
il y a 1 jour 6 heures
il y a 1 jour 8 heures
il y a 1 jour 10 heures
il y a 1 jour 10 heures