Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Une grille de chiffre, un tirage au sort, et d’un seul coup, on est riche. Très riche. La fortune a ses privilèges, ses joies, mais aussi ses difficultés. Comment vit-on cette révolution ?
Arrête de dire des bêtises et viens m’aider à éplucher les légumes ! C’est ainsi que Brigitte [les noms et prénoms des personnes citées ont été changés, NDLR], institutrice, accueille l’incroyable nouvelle apportée par son mari, directeur d’école : ils ont gagné au Loto ! Incroyable, mais vrai. Brigitte devra bien l’admettre : ils ont rejoint le petit groupe de joueurs ayant remporté le gros lot au jeu du hasard.
Chaque année, la Française des jeux recense une centaine de “grands gagnants”, c’est-à-dire ceux qui gagnent une somme supérieure à un million d’euros au Loto ou à Euro Millions.
25 687 élèves ont opté pour l’apprentissage du chinois en 2009, soit presque trois fois plus qu’en 2004. C’est la cinquième langue enseignée en France.
Pfff, je n’y comprends rien, c’est du chinois pour moi ! Expression française courante, qui exprime une idée commune : apprendre le chinois, ce n’est pas gagné ! Sonorités étranges, caractères certes très beaux, mais sans aucun point commun avec notre alphabet… On hésite à s’y attaquer. Et pourtant… voilà qu’il n’y a jamais eu autant d’élèves étudiant cette langue en France.
Alain Bauer et François- Bernard Huyghe explorent les généalogies intellectuelles du terrorisme. Pour mieux réarmer nos sociétés face à un phénomène qui est tout sauf imprévisible !
Et si l’on s’intéressait enfin à ce que pensent et écrivent les terroristes ? À l’ère du tout communication, où chacun s’estime en capacité de connaître ce que tous les autres ont en tête, y compris les mouvances extrémistes qui usent et abusent des réseaux les plus divers qu’offre Internet (sites politiques, blogs, forums de discussion), la question peut paraître incongrue. En refermant l’étude passionnante qu’Alain Bauer et que François-Bernard Huyghe consacrent aux doctrines du terrorisme, intitulée Les Terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire, on s’aperçoit avec effroi que tout reste à faire pour comprendre les ressorts cachés d’une violence politique qui, bien souvent, annonce sans détour comment elle va s’exprimer. À défaut de savoir où et quand.
Sait-on que la CIA a attendu le 11- Septembre pour s’intéresser de près aux textes fondateurs de ce que le gouvernement américain a nommé un peu vite l’idéologie d’Al-Qaïda en lui assignant une source unique et presque rassurante (Ben Laden) alors qu’il s’agissait d’un mouvement multiforme, infiniment plus inquiétant que s’il était né de la volonté d’un seul homme ?
D’où la réponse par trop simpliste qu’a constituée la fameuse “guerre au terrorisme”, laquelle a trop facilement suggéré à l’opinion qu’il suffisait de désigner tel ou tel État (l’Irak, par exemple, d’où l’islamisme radical était pourtant absent) pour régler le problème par une guerre conventionnelle… Alors que les documents existaient qui eussent permis de cerner la question dans toute son ampleur et sa complexité.
Au croisement de la recherche et de l’industrie, elles sont en passe de s’implanter dans de nombreux domaines.
Diagnostiquer un cancer sur une simple respiration. Multiplier par mille la capacité de stockage d’un ordinateur. Produire des vêtements insalissables ou des matériaux aussi légers que résistants. Les nanotechnologies, nées voilà une trentaine d’années dans les laboratoires de recherche, ont investi aujourd’hui des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, les cosmétiques, la médecine ou l’informatique. L’omniprésence de ces nouveaux matériaux, les attentes comme les risques qui y sont attachés les placent au coeur d’un débat de société qui réunit scientifiques, industriels, décideurs et opposants dans un climat parfois tendu.
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