Niches : tour malicieux destiné à taquiner. Faire des niches. Telle est la définition du Robert. C’est sans doute ce qu’ont voulu faire les parlementaires de la majorité aux Français en proposant de plafonner les niches fiscales qu’ils ont pourtant eux-même votées. L’argument est étrange : puisque le gouvernement a décidé de prélever 1,1% des revenus du capital pour financer le RSA, prélèvement que nous désapprouvons, nous allons, en plus, lui demander de plafonner les niches fiscales, autrement dit, d’en rajouter une couche en matière de prélèvements obligatoires. Si vraiment la droite n’approuvait pas le prélèvement RSA, il lui eut été facile, puisqu’elle est majoritaire au Parlement, de refuser de le voter. Mais non ! Elle le votera comme un seul homme et, en plus, rabotera les maigres allègements qu’elle avait consentis aux particuliers. Lesquels ? La déduction des intérêts d’emprunts qu’elle a votée l’an dernier où l’exonération de l’ISF des sommes investies dans des PME ? En vérité, ce qui déplait à l’UMP, ce n’est pas tant le prélèvement supplémentaire décidé par le gouvernement mais que ce ne soit pas elle qui y ait pensé en premier. On comprend que les socialistes soient à la dérive. En matière de prélèvement et de démagogie ils sont complètement hors course.

 Suivre le fil de cette discussion par RSS