Samedi, 1h 30 du matin. Un coup de fil du commissariat du Vème. Mon fils, 16 ans, et l’un de ses amis viennent de se faire agresser place du Panthéon. Leurs portables ont été dérobés par quatre « jeunes » d’une vingtaine d’années. Je viens donc chercher mon fils pour déposer plainte au commissariat et discute avec plusieurs policiers. La soirée de ces « jeunes » a été une longue succession de violences : à 23h, ils ont tenté de s’introduire par la force, dans une soirée privée, dont l’un des organisateurs a été frappé au visage et plusieurs participants fouillés ; à partir de 23h 30, outre mon fils et son ami, quatre autres personnes seront « dépouillées » de leurs portables – l’une d’elle ayant résisté recevra plusieurs coups de poings. Je m’étonne que la place du Panthéon soit devenue une zone d’insécurité. « Tous les week-ends, me répond un policier, de grandes beuveries sont organisées, qui se terminent en vols et en bagarres. C’est un lieu à absolument éviter la nuit, comme les alentours du champ de Mars et les berges de la Seine » - bref, trois des lieux les plus touristiques de Paris ! « Les jeunes de banlieue viennent y faire leur « course » », m’explique un policier. J’apprends, du même coup, que ces violences sont en constante augmentation. « Vous êtes journaliste, me lance un policier, comment expliquez-vous que les médias l’écrivent si peu ? » Effet de mode ? Chiffres truqués ? Consignes « d’en haut » ? Autocensure ? J’ai promis à ce gardien de la Paix de lancer le débat sur mon blog (qu’il consultera).

Voilà qui est fait. Nous attendons maintenant vos réponses et témoignages.

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