L’art contemporain et la “vox populi”
Le 12/12/08, par Laurent Dandrieu, Rédacteur en chef adjoint Culture | Société
Visite, il y a quelques jours, au Collège des Bernardins pour jeter un œil à son exposition inaugurale, du plasticien italien Claudio Parmiggiani. Un œil suffit largement, vu la pauvreté de “l’œuvre” exposée : des parois de verre fracassées, des cloches entassées, une bibliothèque dont on comprend, en lisant le dossier de presse, qu’elle est censée être la proie des flammes. Tout cela censé établir un “discours” – une fois encore d’une affligeante pauvreté – sur « la destruction et l’oubli ». A en croire les commentaires sur le livre d’or, cela mérite surtout l’oubli : « vandalisme », « saccage », « nullité » et « imposture » sont les mots qui reviennent sans cesse, manifestant une quasi unanimité de visiteurs d’autant plus choqués que ce fatras prétentieux jure péniblement avec un lieu superbe, et dont on avait cru comprendre que, du moins dans l’esprit de son initiateur le cardinal Lustiger, la vocation n’était pas de se conformer au gloubi-boulga aujourd’hui de saison – fût-il saupoudré de parmesan. Pourtant, y avait-il un lieu plus approprié que le collège des Bernardins pour qu’en matière d’art contemporain, la “vox Dei” se fasse – enfin ! - l’écho de la “vox populi” ?











