Notre Opinion  

Ouverture à droite

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Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.

Le président de la République a aussitôt réagi : si c’était vraiment un vote-sanction,ces électeurs ne se seraient pas abstenus, ils auraient voté contre. Et le premier ministre a insisté : rien n’était joué pour le second tour. À condition de trouver les bons arguments pour convaincre. Il n’est pas sûr qu’il faille les chercher du côté des écologistes qui fusionnent avec les socialistes.Il doit y en avoir pour montrer que la droite aux gouvernes, c’est mieux que la gauche.

Car l’électeur de droite tempête contre tout ce qui lui paraît s’inspirer des attitudes, des mots, des modes de la gauche parisienne. L’insistance à poursuivre l’“ouverture” à gauche, voulue comme un apaisement de nos divisions par Nicolas Sarkozy, exaspère les élus et leurs opinions. L’affaire Polanski, la violence au lycée, la réforme de l’enseignement de l’histoire vécue comme un abandon, celle de la taxe professionnelle, mal expliquée, qui passe pour une hausse des impôts personnels, le débat sur la taxe carbone, finalement rejetée par le Conseil constitutionnel, sont quelques-uns des motifs de ces sautes d’humeur.

Alain Juppé et quelques autres estiment que l’on devrait différer le “rythme”des réformes. Le président de la République a employé le mot de “pause” pour la fin 2011 dans son entretien au Figaro Magazine. Mais desquelles parle-t-on ? L’électorat de droite est-il hostile à la réforme des si coûteuses collectivités territoriales, à la poursuite de la réduction des dépenses publiques, à la consolidation du régime des retraites,au retour de l’autorité au lycée, à la suppression du juge d’instruction, etc. ? Tous les sondages disent le contraire. Il ne demande pas à changer le capitaine du navire. Il ne s’inquiète que des changements de cap.

Le scrutin du 14 mars mérite un examen dont les leçons se dégagent d’elles-mêmes. Limitons la comparaison à trois scrutins dont l’enjeu n’était pas décisif pour la majorité présidentielle : le premier tour des régionales de 2004, celui de 2010 et entre ces deux scrutins, les élections européennes de juin 2009. Par rapport aux régionales de 2004,celles de 2010 comptent 5 millions d’électeurs de moins. Pourtant, le total des voix de gauche, socialistes, communistes et Verts, reste quasiment identique : 10millions en 2004 et 9,8millions dimanche dernier. Ce qui change, c’est le rapport de force entre Verts et socialistes. Mais à l’intérieur du camp de la gauche, la diversité du choix entraîne la même mobilisation de l’électorat.

Allons plus loin : entre les européennes,catastrophiques pour le parti socialiste, et les régionales du 14mars,qui marquent son succès,il y a eu 2 millions d’électeurs supplémentaires. En juin dernier, la gauche toute ensemble était tombée à 6,7 millions de voix.La vague écologiste ne compensait pas l’ampleur de la défaite socialiste. Or cette même gauche recueille aux régionales 9,8 millions de voix, ce qui signifie qu’elle a non seulement attiré l’essentiel des nouveaux électeurs (2 millions) mais qu’elle a “siphonné” la moitié des voix de Bayrou et la moitié de celles de Besancenot.Beau rétablissement !

La gauche régionale a ainsi réussi une opération de captation des voix analogue à celle opérée par Nicolas Sarkozy à droite en 2007. En revanche, de ce côté-là, la situation s’est sérieusement dégradée depuis. Aux européennes, l’UMP, et ses quelques alliés, obtient près de 6 millions de voix ; elle n’en a plus, malgré la hausse de la participation, que 5,3 aux régionales. Là où elle dominait en vainqueur aux européennes en raison de la dispersion des partis de gauche, de l’affaiblissement du MoDem et d’un Front national ramené au tiers de son score de 2004, elle souffre cette fois parce que le Front double ses voix par rapport aux européennes et qu’elle apparaît sans réserves.

Conclusion : si la gauche a fait le plein de ses voix en mobilisant les nouveaux électeurs, l’UMP a perdu une partie des siennes soit dans l’abstention, soit parce qu’elles sont revenues au Front national. Or ce retournement a eu lieu entre juin 2009 et mars2010 ! La stratégie de 2007 est à recommencer. Comme toujours, c’est à droite que se fait la différence, et que tout dépend de la mobilisation de ses électeurs.

Quand on voit comment la gauche socialiste s’est rétablie en six mois de campagne, malgré ses querelles de chefs et son absence de projet, tous les espoirs sont permis pour un redressement analogue à droite au-delà des régionales. La gauche avait déjà emporté les régionales de 2004 avant d’être sévèrement battue en 2007. La politique n’est pas la guerre civile, c’est l’art de la séduction.

Photo © Patrick Iafrate

A lire aussi sur le 1er tour des régionales :
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Les dividendes d'une stratégie

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Commentaires

oui, Merci Monsieur

oui, Merci Monsieur d'Orcival, je ne suis pas allée voter dimanche dernier pour protester contre la politique du gouvernement. Que celui ci en prenne note.
Merci pour vos analyses sur ce sujet qui sont le reflet de ce que nous ressentons.

cocu et mécontent

"L'art de la séduction" dites-vous. Je dirai plutôt l'art de dire ce qu'on fait avant de (réellement) faire ce qu'on a dit. Sarkozy (qui a déclaré naguère que finalement il se sentait plutôt de gauche) a cocufié ses électeurs (moi le premier) après avoir fait de beau discours sur fond de Mont Saint Michel, pris de posture de matamore au sujet de l'héritage de mai 68 avant de protéger un ministre de la culture . C'est terminé ! La fausse droite (qui ressemble si bien à la vraie gauche) n'aura plus jamais ma voix.

Ce n'est certainement pas que l'électorat polulaire...

Vous êtes vraiment très gentil avec notre Président ! L’U.M.P., c’est lui, et seulement lui. De plus ce ne sont pas que les classes populaires qui sont en train de douter à droite, et me mot « douter » est vraiment très faible ! On ne peut être que catastrophé par les déclarations d’un optimisme béat faites par les leaders de la majorité présidentielle au soir du premier tour des élections régionales. C’est l’incapacité de notre Président à déléguer, sa désinvolture envers ceux qui l’ont élu en poursuivant envers et contre tout, et par simple provocation, sa politique d’ouverture et de discrimination positive et finalement son attitude générale qui n’a jamais correspondu à sa fonction, qui ont conduit et qui vont conduire encore bon nombre d’anciens et fidèles électeurs conservateurs à ne plus suivre le mouvement ! L’allégeance inconditionnelle au Chef de l’Etat de la plupart des élus de droite, les doigts sur la couture du pantalon, utilisant tous le même discours copié-collé dicté par l’Elysée, ne passe définitivement plus. On peut malheureusement parier que le plus grand nombre de ceux qui n’ont pas voté dimanche dernier, ou mis dans l’urne un bulletin d’avertissement, exprimerons une nouvelle fois leur grande désillusion, d’une manière ou d’une autre au second tour. On peut craindre que ce soit bien le véritable patron de l’U.M.P. qui va être sanctionné plus que les premiers, seconds ou troisième couteaux qui sont bien tous de la même transparence bien navrante. Il faut faire émerger une autre équipe avec un autre chef pour 2012. C’est urgent, sinon c’est perdu.

les élections régionales

Je me demande si l'on ne peut pas considérer que le grand nombre des abstentionnistes est dû au fait que la vie de bien des électeurs est beaucoup moins difficile que ce que l'on veut bien nous dire, et que du coups les gens n'ont pas envie de se déranger pour aller voter.

Bien sur, aucun sondage ne prouvera le contraire car le citoyen, politiquement correct, n'avouera jamais ce genre de chose.
Cette abstention prouve aussi qu'il est urgent de faire la réforme des collectivités territoriales, et de supprimer un certain nombre d'élection, car les français ne savent plus bien qui sert à quoi....sauf à couter très cher au contribuable.

Mon constat partagé par pas mal de monde autour de moi

La grogne est présente depuis fort longtemps et nombre d'électeurs de la classe moyenne ne se sont pas retrouvés et ne se retrouve toujours pas en vous.
Beaucoup d'entre eux sont déçus et où nous vous attendions vous n'avez pas été présent ce qui fait qu'à ce jour il n'y a rien d'étonnant à ce que vous ayez contribué au redressement du PS.
Dans la réalité du quotidien, vous êtes aujourd'hui perçu comme un politique du PS ne serait-ce qu'à entendre vos premières déclarations sur la réforme des retraites pour laquelle il ne faut surtout pas toucher à celles du publics et de leurs régimes spéciaux, régimes pour lesquels vous êtes peut être concerné, non ? 
Ensuite il y a eu l'affaire de votre fils avec l'EPAD, la taxe carbone pour montrer l'exemple alors qu'en fait à part donner du grain à moudre à des fonctionnaires de Bercy suivant le principe on prend et on redonne si tant est que cela soit une réalité, la burqua et autres voiles pour lesquels vous n'avez pas su prendre position et nous protéger de cet islam rampant et pour finir les dernières nominations issues des rangs du PS. Pourquoi ne pas nommer à la cours des comptes une personnalité issue du civil par exemple ?? En avez-vous peur car entre politique il y a toujours moyen de négocier ?? 
La classe moyenne est étranglée car elle doit subvenir aux plus pauvres (sous réserve de précisions sur les revenus réels, aides comprises) et aux plus riches qui pour le coup ont les moyens de défiscaliser et autres afin de ne pas payer d'impôts dans certains cas.
 Enfin, vos troupes ont peur de vous et n'osent vous contredire de peur de perdre leur titre et avantages liés à celui-ci !!!
 Alors voilà, le 1er tour des régionales est à la hauteur du désespoir que vous avez généré vous même et le 2ème risque fort d'être à l'identique et nous pourrons ainsi vous remercier d'avoir comme Mms CHIRAC et VILEPIN d'avoir fait revenir la gauche au premier plan !!!
 Pendant ce temps là nos espoirs de changements se seront totalement évaporés et nous continuerons à être matraqués par les socialos-écolos-bobos !!
Merci à vous Cher Président

LA SÉDUCTION DOMINICALE

"La politique n’est pas la guerre civile, c’est l’art de la séduction" nous rappelle François d Orcival .
Séduire dimanche les électeurs , c’est vouloir leur plaire, les toucher , les persuader.
Mais ce peut être aussi vouloir les faire tomber dans l'erreur lundi matin ; les détourner du chemin de la vérité, les faire manquer à leur devoir .
On peut séduire un électeur comme on séduit un "témoin", c’est-à-dire en influant sur lui à seule fin d’obtenir de lui des faveurs qu'on savait ne pas devoir s être rendues.

Bon week-end à tous les lecteurs de "Valeurs Actuelles" et bien sûr à tous ceux qui ne le sont pas encore.

Ouvertures ou trahisons ou lâchetés ?

L'ouverture est en soi une heureuse idée. Mais à sens unique, elle traduit un manque de caractère ou de conviction personnels chez nos politiques. Ralentir ou édulcorer les réformes programmées aux élections présidentielles passe encore moins. Les responsables UMP disent à l'envie que le message des abstentionnistes est reçu et compris. Ce n'est pas la 1ere fois et cela ne signifie pas qu'il en sera tenu davantage compte que les fois précédentes. S'ils veulent être pris au sérieux, qu'ils imposent (et s'imposent) une ouverture équivalente à droite.

sarkozy doit partir

sinon en 2012 ,ce sera aubry et ça va pleurer,fillon est le seul candidat crédible

L' art de la séduction

Mr Sarkozy semblait triompher dans ce concours d' éloquence, jouant sur tous les registres du théatre et de la politique, il avait transformé ces arts en arts de carnaval. Je ne crois plus en lui

Socialisme de droite.

Entre le socialisme de droite, façon Sarkozy et celui de
gauche, façon Aubry-Mélanchon, je préfère encore le premier
dans la mesure où il n'y a pas d'autre choix.
Mon mécontentement je l'ai exprimé aux européennes.
Maintenant, laisser les région aux socialistes, je trouve que c'est une très mauvaise idée.

Demanche : 21:30 - Les résultats sont clairs...

"De quelle erreur sont capables la vanité et l’amour propre d’un homme ignorant !" Napoléon

"A force d’accepter les honneurs, on finit par croire qu’on les mérite" Gilbert Cesbron

"L’ambition est le dernier refuge du raté Oscar" Wilde

"L’homme est une créature étrange qui ne peut s’empêcher de nourrir son égoïsme jusqu’à l’autodestruction" Philip Mortimer

Il faut gagner en 2012, avec un bon Candidat, c'est à dire un autre Candidat.... Est-ce que le douloureux électrochoc, parfaitement distillé par le vote parfaitement sage et responsable des Français, a été suffisant pour conduire les courtisans du locataire du palais de l'Elysée à comprendre et à commencer à penser ? .... à penser qu'ils ne faut pas parier sur le mauvais cheval... Même la rédaction de Valeurs Actuelles doit maintenant faire preuve de courage, pour modifier un tant soit peu sa ligne éditoriale et démonter son indépendance...

Censure

Mon commentaire a été censuré, je n'en suis pas surpris. Ce n'est pas en se mettant tous sur le couvercle de la marmite que vous l'empêcherez de sauter. Il est bien possible de M. Sarkozy ne finisse pas son mandat s'il continue à prononcer le mot réforme que les Français traduise par sabotage. Ainsi, que veut-il dire quand il parle de la réforme des retraites ? Tout simplement qu'il s'attaque aux retraites des Français moyens dont font d'ailleurs partie la plupart des fonctionnaires mais il ne veut surtout pas s'attaquer aux retraites et aux privilèges indécents des politiques et des hauts fonctionnaires ! Soutenez le en lui cachant la vérité et vous ne lui rendrez pas service.

Un autre candidat pour 2012.

Lorsqu'on impose des ministres, peu enthousiastes, comme têtes de listes aux régionales, lorsqu'on nomme à des postes de responsabilité des personnalités du camp adverse, lorsqu'après le premier tour on veut s'attaquer à l'insécurité et dans la même année on abaisse les effectifs de 3800, lorsqu'on traite avec la plus grande désinvolture les catégories sociales de la nation qui constituent la grande majorité de son électorat et lorsqu'on ne s'attaque pas aux gaspillages colossaux, environ 140milliards d'euros, alors la défaite devient inexorable. Nicolas Sarkozy a trop déçu les Français, et surtout ceux de droite et je pense qu'il ne devrait pas envisager de se présenter en 2012. Pour 2012, il faut un candidat qui ait le courage de mettre en action une réelle politique de droite ce que n'ont pas fait Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. JLB

SARKOZY

Sarkozy est carbonisé : il a menti aux électeurs qui l'ont élu en 2007.

Ceux-ci ne se feront pas prendre deux fois de suite : je suis de ceux-là et je pense que la droite a dores et déjà perdu les prochaines élections en n'appliquant pas son programme initial.

donjuanisme ou papandreouisation ?

La France est elle condamnée au donjuanisme ou à la papandreouisation ? " Je liquiderai l’héritage de Mai 68" nous avait dit le candidat Nicolas Sarkozy en 2007, lors de son dernier meeting d’entre deux tours à Bercy, devant une foule en délire. Je m’en souviens très bien, j’y étais, j’ai cru dans cette promesse, et j’ai voté pour lui. 3 ans après, force est de constater que rien n’a été fait dans ce domaine, Xavier Bertrand aime lister ce qui a déjà été fait dans le quinquennat. Dans la liquidation de l’héritage soixante huitard, il ne dit mot, et pour cause : nous en sommes en fait à 0% d’avancement. Et cela ne semble pas prêt à bouger, car le président se révèle finalement très à l’aise avec cet héritage… Si au moins dans le domaine économique le président appliquait une politique de droite, faite de rigueur budgétaire. Mais là encore, la crise est arrivée comme une bénédiction pour lâcher les brides du budget, et rapprocher chaque jour notre pays de la situation grecque, à tel point que même les socialistes s’en inquiètent (c’est dire !), le spectre de la papandreouisation se profilant pour eux dès 2012 en cas de victoire (j’entends par papandreouisation l’obligation pour un gouvernement de gauche de mener une politique contre-nature très à droite de restriction budgétaire). Maintenant, beaucoup à droite ont compris que ce qui prime pour Nicolas Sarkozy est la communication plutôt que les valeurs, la forme plutôt que le fond : Nicolas Sarkozy n’a en fait pas de colonne vertébrale idéologique (il réagit aux évènements), ce qui prime pour lui est la séduction à tout prix de ses interlocuteurs. Ce donjuanisme frénétique fera de lui selon les cas, un porte-parole des thèses de Besançenot à Davos, un proche de Bernard Thibaut plus que du Medef. La taxe carbone, summum du genre, heureusement enterrée aujourd’hui même, était une tentative "2 en 1" de séduction, d’abord de la gauche (pour sa composante taxe) et des verts (pour sa composante carbone). On ne peut pas plaire à tout le monde, et à force de vouloir cette chose impossible, on en finit par ne plus plaire à personne… Jusqu’où ira cette "chiraquisation" du président ? Fasciné par la trajectoire d’Eric Besson, on pourrait rêver dans un monde idéal que Nicolas Sarkozy franchisse à son tour le Rubicon et se présente aux primaires socialistes en 2011….Les choses deviendraient au moins plus claires. En tant qu’homme de droite, je reçois pour ma part cette connivence présidentielle avec l’héritage 68 comme un bas d’honneur qu’il m’adresse en permanence. S’engager politiquement à droite me semble un devoir civique désormais pour que ces valeurs soient de nouveau portées au gouvernement. Certes Nicolas Sarkozy pourrait soulager la France en choisissant délibérément d’aller "faire du fric dans le privé" en 2012. Rien n’est moins sûr cependant, et comme le président, quand il n’arrive pas à séduire, se réfère aux rapports de force, il est important d’offrir une alternative puissante et organisée à droite, donc à l’UMP, face à Nicolas Sarkozy pour 2012. François Fillon aura-t-il ce courage ? (nb : alors que Dominique de Villepin s’apprête à lancer son propre mouvement, je dois dire pour lever toute ambigüité que cet homme responsable de la dissolution et donc des 35h a fait déjà énormément contre la France).

En fait 2012 c'est très simple

Si Nicolas se présente en 2012, le second tour risque fort d'être entre Martine et Marine. Plus l'UMP mettra du temps à s'en ren rendre compte, plus ce sera inéclutable. Il est peut être même déjà trop tard.

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