Guide Tendances

Musique : notes de rentrée

Dans les prochains mois, les solistes, chefs et chanteurs qui se produiront en France ont fière allure. Nous en avons repéré quelques-uns dont les prestations ne devraient pas vous laisser de marbre.

De Paris à Bordeaux, de Tou­louse à Lyon, les programmateurs ont mis les petits plats dans les grands pour contenter l’appétit gargantuesque d’un public toujours plus exigeant et avide d’entendre l’élite des musiciens. Cette saison, peut-être bien davantage qu’aucune autre, il sera servi.

Car stars internationales et probables futures pointures se croiseront à un rythme effréné sur les scènes françaises. Les entendre toutes ? À moins d’avoir le don d’ubiquité ou d’être un voyageur impénitent, impossible. Reste la solution d’opérer un choix. Forcément frustrant. Mais qui apportera sa part de bonheur.

Paavo Järvi
À compter de ce mois, ce chef estonien encore quadragénaire – fils de l’inestimable Neeme Järvi et frère de Kristjan, tous deux également nés une baguette à la main – prend les rênes de l’Orchestre de Paris, après une décennie de règne de l’Allemand Christoph Eschenbach. Lire la suite

Le style Cartier éblouit Prague

Au château de Prague, l’exposition “Cartier, le pouvoir du style” réunit 368 bijoux et objets historiques, soit le plus grand nombre de pièces de sa collection privée jamais rassemblées !

Faites une halte au Manège ! Aujourd’hui, au château, on découvre les plus beaux joyaux de Prague en même temps que ceux du roi des joailliers ! explique avec un large sourire une jeune guide tchèque.

La visite du château de Prague (Prazsky Hrad), siège des rois de Bohême puis des présidents de la République tchèque, commence presque toujours par la découverte du Manège, mais touristes et Praguois n’y pressent plus le pas pour gagner la première cour de ce château qui domine la ville. Fortifié au IXe siècle et constitué d’un vaste ensemble d’édifices remaniés à presque toutes les époques, le château intéresse les passants au-delà de son architecture baroque (remaniée en 1694) due au Français Jean-Baptiste Mathey. Depuis le 9 juillet, le Manège sert en effet d’écrin à l’exposition “Cartier au château de Prague, le pouvoir du style”, qui présente les pièces maîtresses de la collection Cartier, collection privée du joaillier français.

Après la Cité interdite de Pékin (plus de 200 000 visiteurs !) et le Kremlin à Moscou, le numéro un mondial de la joaillerie a choisi ce lieu marqué par le pouvoir des rois et des empereurs pour présenter les trésors qui attestent de la puissance de son style, de son savoirfaire et de ses coups de génie.

Surtout, Prague a les honneurs d’une présentation inédite : l’exposition réunit 368 bijoux et objets historiques, le plus grand nombre de pièces anciennes de Cartier jamais rassemblées ! Lire la suite

Classiques de rentrée

Quelles seront les tenues plébiscitées dans les cours d’école ? Après un été quelque peu fantaisiste, la mode enfant s’assagit et propose pour la rentrée scolaire des modèles plus classiques avec un déferlement d’écossais, une brassée de jupes plissées et une cohorte de manteaux et vestes gansés.

Les valeurs sûres de la saison automne-hiver 2010-2011 se trouvent chez Lili Gaufrette, qui a baptisé sa nouvelle collection “Une rentrée so British”. Ses basiques chic sont un manteau anthracite en gros lainage (130 euros), un pantalon à carreaux (75 euros) et une robe chasuble écossaise (80 euros).

Également attaché à “l’esprit British”, ainsi que nous l’avait confié sa créatrice Christine Innamorato (lire Valeurs actuelles du 6 mai), Bonpoint propose de revisiter quelques classiques anglais avec un zeste d’impertinence : un pardessus gris chiné (185 euros), un manteau torsades en laine bouillie grise ou rouge (180 euros) ou, pour les garçons, une incontournable veste en laine à écusson (167 euros) d’une belle modernité grâce à de savants petits détails. Lire la suite

Indémodables Kickers

En quarante ans, Kickers n’a pas pris une ride et partage toujours le quotidien des écoliers et collégiens, voire des lycéens !

On reconnaît une paire de Kickers à ses cuirs épais et souvent bicolores, à ses larges surpiqûres, à ses oeillets métalliques et aussi à ses signes distinctifs : son logo imprimé à chaud comme sur la peau du bétail sur le contrefort du talon et sa “fleurette”, l’étiquette-fleur en cuir que les plus jeunes collectionnent. Surtout, ceux qui l’ont portée ou la portent encore sont attachés à ses pastilles verte (pied droit) et rouge (pour la gauche). Lire la suite

Le design au galop au galop

Lors de son lancement, en 2008, le prix Émile-Hermès, qui vise à propulser sur le devant de la scène de nouveaux talents du design et de l’architecture, avait été salué pour son niveau d’exigence. L’édition 2011 de ce prix triennal reprend sa définition du “bel objet”, pas seulement beau mais aussi simple et fonctionnel. Il a pour ambition une nouvelle réflexion sur le sens de l’objet mais ajoute de nouvelles pré-occupations, « la prise en compte des savoirfaire manufacturiers ou industriels nécessaires à la réalisation des projets, ainsi que l’indispensable respect de l’environnement », sou lignent ses organisateurs.

Pour tous les de - signers de moins de 40 ans, diplômés de design, d’arts plastiques et d’architecture, les inscriptions en ligne seront ouvertes du 15 septembre au 30 novembre. Le jury et la thématique de l’édition 2011 ne seront toutefois annoncés que le 15 septembre, lors de l’appel à projets. Lire la suite

Hué : Un poème d’architecture

Dans la cour d’un palais en déshérence, un groupe de musiciens cubains égrène les tubes inoxydables du Buena Vista Social Club. L’assistance, très métissée, entonne les refrains et esquisse quelques pas de salsa. Les Cubains ont succédé à un chanteur sénégalais en duo avec l’étoile montante de la variété vietnamienne.

Nous sommes au coeur du Festival international de Hué, ancienne capitale du Viêtnam impérial, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, qui se dévoile comme un poème architectural.

Ici, les spectacles stimulent les vieilles pierres et inversement. Les uns et les autres sont intimement mêlés dans la ferveur populaire. Ce n’est donc pas la qualité artistique qui fait la force de cet événement, mais la manière dont ces spectacles enchantent les sites, stimulent l’imaginaire collectif et font resurgir du passé les soubresauts de l’Histoire. Lire la suite

L’Opinel, fine lame savoyarde

La discrétion légendaire de la famille Opinel a dû souffrir un peu mais les 120 ans du célèbre couteau savoyard ne sont pas passés inaperçus. Une exposition, ouverte jusqu’au 19 septembre à l’ancien évêché de Saint-Jean-de-Maurienne, retrace l’épopée familiale et régionale de l’une des marques françaises les plus connues dans le monde.

Cette exposition veut consacrer le succès d’une fabrication 100 % française, à la qualité irréprochable et accessible à tous en raison d’un prix modique (moins de 10 euros dans sa version la plus courante).

Une centaine de personnes travaillent encore dans les usines d’Albiez-le-Vieux, près de Saint-Jean-de-Maurienne et de Chambéry, pour produire trois millions de pièces par an dont près de la moitié sont exportées dans quatre-vingts pays. Après l’Italie, la Suisse, l’Espagne et toute l’Europe, où il fut présent très tôt comme en témoigne sa participation en 1911 à l’exposition alpine de Turin, Opinel a fait plus récemment d’intéressantes percées au Japon, aux États-Unis et dans les pays du nord de l’Europe, notamment avec des collections de couteaux pour la cuisine et la table. « À la clientèle traditionnelle, plutôt masculine, rurale et âgée, est venue ainsi s’ajouter une clientèle plus féminine, plus jeune et urbaine », nous explique Luc Simon, directeur commercial et marketing. Lire la suite

Spa : les incontournables de Nuxe

Pas de morte saison pour les Spa Nuxe, conçus comme des espaces pour « refaire le plein d’énergie, de bonne humeur, de sérénité », assure Aliza Jabès, la dynamique présidente du Groupe Nuxe (cosmétiques et Spa), qui s’est lancée dans cette aventure en 1989.

Huit ans après l’ouverture du 32 Montorgueil (Paris Ier), Spa à nul autre pareil devenu l’un des plus courus de la capitale, le groupe possède douze prestigieuses adresses à travers toute la France. Comme pour rendre un ultime hommage à son premier Spa lancé avec un concept alors novateur, le “naturel chic”, aménagé au coeur de Paris, à deux pas des Halles, le groupe vient d’ouvrir un second Spa rue Montorgueil (au numéro 34). Cette nouvelle adresse possède le même décor raffiné et discret (cette fois dans un ancien chai de 300 mètres carrés) et propose toujours un large choix de soins incontournables aux noms enchanteurs comme le soin du corps Rêve de miel (une heure et quart, 125 euros) ou le très dépaysant Massage Siam (quarante-cinq minutes, 80 euros). Lire la suite

Colette en son pays

L’ouvrage ne prétend pas rivaliser avec les guides touristiques pratiques, mais il est résolument plus savant et identitaire : il nous offre pour guide de la Puisaye Colette, native de Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) – où l’on visitera son musée – qui, de Claudine à l’école (1900) à ses derniers écrits, « n’a jamais détourné son regard de sa province perdue », remarque Michèle Dassas. L’auteur a pour ambition de célé brer les richesses du patrimoine régional à travers chaque légende locale et a déjà largement réussi son pari avec son concept de “contoguide” et trois titres remarqués : Sur les chemins de George Sand, Balades du Grand Meaulnes, Au pays de Maurice Genevoix (lire aussi Valeurs Actuelles n° 3845). Voici Colette en son pays et la Puisaye présentée comme un domaine enchanté par la romancière, qui fut si fidèle à son appartenance à ce terroir bourguignon. Habilement conçu, ce guide écrit avec sensibilité et précision n’en reste pas moins une formidable exploration de la Puisaye d’hier et d’aujourd’hui. Lire la suite

Le Berry, épique et romantique

Jacques Coeur puis George Sand et Frédéric Chopin sont de précieux guides pour découvrir une région qui ne manque ni de panache ni de séduction.

Le Berry se compose de deux départements, le Cher et l’Indre, qui ne sont pas côte à côte mais dos à dos
: ainsi parlait Jean Giraudoux, l’enfant de Bellac qui fit ses humanités au lycée de Châteauroux.

Nul mieux que lui n’a su définir ce “calme central”, cette philosophie orientalo-berrichonne. “On a ben l’temps!”: cette expression courante – si j’ose écrire ! – n’est pas le signe d’une paresse originelle, mais prouve que le Berrichon sait donner du temps au temps. Lire la suite

Dior mène le bal

À Granville, Dior ouvre le bal ! Situé dans la maison natale du couturier, Les Rhumbs, le musée Christian-Dior réunit jusqu’au 26 septembre une cinquantaine de robes de bal signées par Christian Dior ou par l’actuel directeur artistique de la maison, John Galliano. Il expose égalementune centaine d’accessoires : éventails, bijoux, parfums, carnets de bal… « Les robes sont souvent issues du fonds du musée et parfois prêtées par des clients », précise Barbara Jeauffroy- Mairet, commissaire associé de l’exposition et responsable des archives.

La personnalité du fondateur est formidablement mise en lumière car Christian Dior aimait se déguiser : en roi des animaux au Bal des rois et des reines donné en 1949 par le comte Étienne de Beaumont, en dandy inspiré par Jules Barbey d’Aurevilly au Bal des artistes donné en 1956… De ces derniers grands bals du XXe siècle, on retiendra aussi le Bal des masques, qui accueillit, le 3 septembre 1951, au palais Labia à Venise, 1500 invités costumés.

Ce thème central du bal se justifie aussi par une aspiration profonde dans les collections Dior « à créer une mode propre à rêver et à faire rêver », observe Jean-Luc Dufresne, conseiller scientifique. Rêvons donc à Granville au gré d’une scénographie reconstituant avec force de détails les grands bals de l’après guerre. On admire la robe Muguet créée par M. Dior en 1957, l’année même où il inventa le New Look. Lire la suite

Leurs premiers romans en anglais

Pas facile de trouver des livres en anglais pour la jeunesse lorsqu’on n’habite pas Paris ou une grande ville dotée d’une librairie de langue anglaise. Pas facile non plus, voire presque impossible, de trouver des romans pour jeunes lecteurs en VO qui ne soient pas trop onéreux…

Dans la veine des fameux “Castor poche”, Flammarion réussit un coup de maître en présentant depuis quelques mois “My First Reading Book”, qui se positionne comme une collection de “premières lectures” dont chaque volume, joliment présenté en petit format cartonné, est vendu moins de 10 euros. Les oeuvres choisies sont souvent bien connues des jeunes Français puisqu’il s’agit de succès de la collection “Castor Benjamin” tels le Géant des mers, texte original de Paul Thiès, de la série Plume le pirate, ou Au secours, Nitou ! de Marc Cantin de la série Nitou l’Indien, traduits et adaptés par Dominique Mathieu comme toute la collection. Lire la suite

Sobre Cayenne S Hybrid

Il est le plus lourd de la famille (2,3 tonnes) et pourtant le moins polluant de tous les modèles Porsche. Le Cayenne S Hybrid ne consomme en moyenne que 8,2 litres aux 100 kilomètres.

Contexte Un moteur électrique qui vient soulager un bloc atmosphérique à la cylindrée réduite, cela n’a rien de révolutionnaire. Mais la conversion de Porsche à cette technologie ne pouvait se faire sans respecter une certaine tradition sportive. Résultat : son SUV vert offre des performances dignes d’un V8 à un six cylindres.

Atmosphère La première génération, lancée en 2003, avait rencontré un incroyable succès avec 270 000 exemplaires vendus dans le monde. Lire la suite

Prague, la douce métamorphose

Le pont Charles à PragueSon château et sa vieille ville suffisent à combler le visiteur curieux de sa diversité culturelle et cultuelle. Aujourd’hui, la quiétude des Praguois ajoute à son charme.

Les saints pétrifiés du pont Charles sont à Prague ce que les soldats en terre cuite de Xian sont à la Chine : des sentinelles de pierre qui portent un regard sur chacun, déclare Miroslav, un étudiant très affable dans son rôle de guide. Si la comparaison peut sembler hasardeuse, le propos illustre bien l’intérêt que portent les Praguois à leur ville, cité d’art depuis mille ans, inscrite depuis 1992 au patrimoine mondial de l’Unesco.

« Prague porte l’hérédité de la prêtresse légendaire en devenant, comme il avait été présagé, “ville d’or”, “ville aux cent tours” et, plus tard, […] “petite mère” […]. Prague ne nous lâchera pas. Cette petite mère a des griffes », prévient Franz Kafka dans ses Lettres à Oskar Pollak.

Sur le pont Charles, unique pont de pierre jeté sur la Vltava jusqu’au XIXe siècle, malgré la présence d’importants groupes de touristes, le charme opère. La statuaire semble épier les passants. Le pont le plus célèbre de la ville a été construit à partir de 1357, mais ses statues sont apparues plus tardivement : en 1628 pour la Crucifixion, en 1683 pour le saint Jean Népomucène et surtout à la première moitié du XVIIIe siècle, apogée de la Contre-Réforme.
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Paris en deudeuche !

Paris en dedeucheLes touristes comme les Parisiens sont tout sourire de voir ma deudeuche rouler autour de l’arc de Triomphe ! s’exclame Maxime, au volant d’un modèle décapotable dénommé Azalée, qui permet de découvrir la capitale à ciel ouvert. L’un des tours les plus prisés est le “Champs-Élysées Prestige” de quarante-cinq minutes, explique l’étudiant bilingue, pas peu fier d’avoir adopté pour ce job d’été un uniforme rétro avec une casquette d’authentique titi parisien.

Elle court, elle court la nostalgie… chez les Parisiens et plus encore chez les touristes, un peu fatigués de visiter la capitale à bord de bus climatisés à l’excès ou à double étage mais bondés ! Florent Dargnies, qui roule lui-même en 2 CV, l’a bien compris : c’est lui qui a eu l’idée, en 2003, de commercialiser des virées d’une demi-heure à trois heures en 2 CV dans la capitale.Il a joliment baptisé sa société 4 Roues sous 1 parapluie, slogan publicitaire des années 1960, et a déniché des modèles rares, quarante petites merveilles (4 Charleston, des Dolly et plusieurs 2 CV 6 Club), toutes désignées par des prénoms rétro, Ernest, Églantine, Gaspard… De quoi faire fondre les touristes britanniques, américains, japonais et même chinois venus goûter les charmes de notre “douce France”. Lire la suite

L’art des Maeght

Sorti en juin à l’occasion de l’inauguration de l’exposition “Giacometti et Maeght 1946-1966” qui s’y tient jusqu’au 31 octobre, l’ouvrage est signé Yoyo Maeght, petite-fille d’Aimé Maeght et administratrice de la Fondation à Saint-Paul-de-Vence. Son récit présente par le détail le destin d’un couple qui, avant de créer en 1964 sa fondation, était déjà célèbre pour soutenir dans sa galerie parisienne quelquesuns des plus grands artistes de l’art moderne: Matisse, Braque, Bonnard, Giacometti…

L’énergie qu’ils ont déployée à constituer une collection éclectique réunissant peintres et sculpteurs de leur temps dans leur fondation est traduite dans ce livre, judicieusement sous-titré L’art et la vie.

 

« Ce n’est pas une maison de la culture mais une maison de la création », disaient les Maeght à propos de leur fondation, qui réunit 500 oeuvres majeures, plus de 15 000 oeuvres sur papier et la plus grande collection de livres d’artistes modernes en France, avec 20 000 ouvrages référencés.

La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, par Yoyo Maeght, hors série Découvertes Gallimard, 64 pages, 15 €.

 

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Les nouveaux trésors du Muséum

Venez admirer la réplique du Diamant bleu de la Toison d’or, le parchemin ratifiant l’extension du jardin voulue par Buffon ou les représentations de Zarafa, la girafe de Charles X…

La demoiselle était jeune et particulièrement élancée. On admirait son allure et même son regard un peu distant. À son arrivée en France, le 14 novembre 1826, on l’incita à séjourner un temps à Marseille. Puis, à l’arrivée des beaux jours, on commença à organiser minutieusement son voyage à Paris.

Eu égard à son rang, on choisit pour l’accompagner le naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. Titulaire de la chaire de zoologie du Muséum national d’histoire naturelle et à l’origine de la constitution de la ménagerie en 1793, le savant était célèbre pour avoir participé en 1798 à l’expédition de Bonaparte en Égypte.

Le transfert dans la capitale de la fameuse demoiselle nécessita toutefois un accompagnement plus personnalisé et quelque peu surprenant : trois vaches nourricières furent du voyage ! Lire la suite

Au nom de la rose

Ce n’est pas une fragrance à la rose mais un subtil trio de parfums dédiés à la plus romantique des fleurs que proposera, à partir de septembre, en édition limitée, la maison Annick Goutal. Chez ce parfumeur qui n’a jamais cédé aux lois du marketing, la rose est nourrie d’émotions, tant elle rappelle la passion que lui portait la fondatrice du groupe, disparue prématurément en 1999.

Comme un dernier hommage à cette subtile créatrice de parfums qui fut sans doute la plus artiste de sa génération (premier prix de piano du Conservatoire de Paris) et la plus littéraire – son plus grand succès, qui représente plus de 25 % des ventes du groupe, est l’Eau d’Hadrien, une fragrance créée après la lecture des Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar –, une nouvelle variation autour de la rose éclôt. Elle se nomme Rose splendide et se distingue comme une rose tout en finesse (la rose centifolia) à la fois douce, joyeuse, légère et verte, travaillée dans un esprit de fraîcheur. Elle plaira aux jeu nes femmes par ses notes de magnolia et de poire et révèle toute l’originalité de la recherche de Camille Goutal, fille de la fondatrice, et d’Isabelle Doyen, collaboratrice de la première heure. Lire la suite

Annick Goutal passe au vert

Il y a du nouveau chez Annick Goutal, et, fait exceptionnel, cela se voit dès le premier coup d’oeil à ses boutiques boudoirs. Tout en rondeur, l’emblématique flacon godron qui protège les jus maison se pare pour la première fois d’un verre dépoli, teinté bleu-vert, mélange subtil de tons turquoise et ardoise. Cet écrin unique est celui de sa dernière création, Ninfeo mio (65 euros le flacon de 50 ml), transposition olfactive du Jardin de Ninfa, situé au sud de Rome, près de Cisterna di Latina, et connu pour être l’un des plus beaux jardins italiens. Un défi ? sans doute, mais ce parfum, un hespéridé nourri d’agrumes – notes de cédrat, bigaradier –, comme la mythique Eau d’Hadrien (lire ci-contre), est à la hauteur du lieu qui l’inspire.

Pour ce qui est de ses autres notes, on devine que ses deux créatrices – Camille Goutal, fille de la fondatrice, et Isabelle Doyen, éternelle collaboratrice – ont été subjuguées par cejardin et à l’affût de ses mystérieuses senteurs : on hume sa végétation proche des cours d’eau en découvrant des notes boisées et vaporeuses, on est surpris par une enveloppe veloutée rappelant l’étonnante proximité des cyprès et des roses… Surtout, on est saisi par une dominante de figue qui donne à ce parfum une singulière vivacité en même temps qu’une signature. Lire la suite

Audi A5, cabriolet inspiré

Audi reste fidèle à la tradition de la capote en toile. Et son A5 offre – fait suffisamment rare pour être souligné – quatre vraies places.

Contexte La marque allemande peut se réjouir d’avoir confié son bureau de style au génial designer italien Walter de’Silva. Son A5 est une ode à l’élégance. Et voici qu’il se transforme en un superbe cabriolet. Ses concepteurs ont rapidement abandonné l’idée d’un toit rigide escamotable, qui alourdit la poupe (car il faut bien ranger quelque part cette grosse mécanique), pour privilégier les matières souples et résistantes que l’industrie permet aujourd’hui de produire. Lire la suite

Osez Mulhouse !

Un peu en retrait des circuits traditionnels, la cité industrielle alsacienne mérite qu’on s’y attarde.
Trop souvent, en Alsace, le visiteur termine son voyage par Colmar, après avoir parcouru le centre de Strasbourg en tous sens et emprunté la route des vins. Il s’extasie devant les couleurs vives des maisons à pans de bois du chef-lieu du Haut-Rhin et, au mieux, s’arrête quelques instants devant la Vierge au buisson de roses et le Retable d’Issenheim. Et si, se penchant sur une carte d’Alsace, on lui demande : « Et Mulhouse ? », il risque fort de répondre : « Mulhouse ? Il n’y a rien à voir, c’est une ville industrielle. »

Certes, Mulhouse est une cité industrieuse, et ses habitants en sont fiers. Mais, pour qui sait y faire halte, Mulhouse, qui a obtenu le label “ville d’art et d’histoire” en mars 2009, regorge de trésors. Farouchement indépendante, la cité n’a demandé son rattachement à la France qu’en 1798, soit plus d’un siècle après le reste de l’Alsace. Son développement économique et démographique est tardif, elle reste jusqu’au milieu du XVIIIe siècle une ville modeste entourée de vignobles.

La vieille ville est donc petite. À pied, on l’a vite explorée. Moins restaurée, moins bariolée que Colmar, elle possède néanmoins son charme. La place de la Réunion en a toujours été le cœur. Le temple Saint-Étienne – seul édifice protestant construit sur la place principale d’une grande ville française – y trône, orné de gracieuses verrières qui racontent l’histoire de la Rédemption.

 

 Dehors, après avoir observé les fresques de la maison Mieg, il ne faut pas oublier d’aller jeter un coup d’oeil au pignon droit de l’hôtel de ville : une pierre sculptée en forme de tête d’homme est suspendue là. Ce “klapperstein” était accroché autrefois au cou des médisants les jours de marché. Au-dessus, on peut lire cette inscription : « Je suis nommée la pierre des bavards ; bien connue des mauvaises langues ; quiconque prendra plaisir à la dispute et à la querelle me portera par la ville. » Lire la suite

Les passions de Chamonix

Sur les bords de l’Arve, dans un décor naturel féerique, Chamonix- Mont-Blanc donne la parfaite image d’une ville à la montagne, de près de dix mille habitants, très cosmopolite. Connue pour être la capitale mondiale de l’alpinisme, elle affirme de plus en plus sa volonté de diversification. L’hiver, une personne sur deux ne skie pas et, l’été, tout le monde ne s’adonne pas à la grimpette !

Un nouveau centre de bien-être de 6000 mètres carrés, proche du complexe nautique entièrement rénové, ouvre cette saison. Au pied des célèbres Drus, le golf offre un parcours exploitable par tous les joueurs. Juste pour le plaisir des yeux, le petit train à crémaillère conduit au Montenvers et au glacier de la Mer de glace, où l’on peut dormir dans les chambres douillettes du Grand Hôtel (refuge de luxe qui date de 1880) à 1 913 mètres d’altitude ! À moins que l’on préfère survoler les montagnes avec la télécabine Panoramic Mont-Blanc qui, depuis l’aiguille du Midi, rejoint la pointe Helbronner en Italie.

Outre la lecture d’un paysage sublime, Chamonix, c’est aussi celle des livres aux couvertures rouges des éditions Guérin, situées au cœur de la station. Depuis quinze ans, elles fidélisent un lectorat passionné par la découverte des textes d’aventure de la littérature alpine. Cet été sort le premier titre de leur collection jeunesse, les Petits Conquérants, une adaptation ludique de la célèbre autobiographie de Lionel Terray, les Conquérants de l’inutile.  Lire la suite

Ça swingue sur les Champs-Élysées

On peut désormais travailler son swing sur la plus belle avenue du monde grâce à Golfzon. Qu’est-ce que Golfzon ? Un simulateur de parcours de golf présenté dans un espace de 250 mètres carrés et d’ores et déjà loué pour son extrême précision par les professionnels. Il vient pourtant tout juste d’être développé en France par deux jeunes entrepreneurs avisés, passionnés comme beaucoup de Français par ce sport qui, en quelques décennies, a connu un développement phénoménal : alors qu’il n’était pratiqué que par 20 000 Français en 1970, le golf a franchi l’an passé la barre des 400 000 licenciés !

Tous les pratiquants le reconnaissent, quel que soit son niveau, la pratique de ce sport exige beaucoup de temps. On ne programme pas un 18-trous comme un match de tennis et les plus beaux parcours sont souvent éloignés. Lire la suite

Normandie, du littoral au rural

Normalien, agrégé d’histoire et… Normand d’adoption depuis quarante-cinq ans, Olivier Chaline propose au lecteur une belle ren contre avec sa région. Il livre sa mémoire, ses onze siècles d’histoire et évoque avec force détails tant ses mythes que ses réalités. On échappe ainsi vite aux images un peu trop convenues, à com mencer par celle des envahisseurs vikings qui n’étaient pas seulement de cruels guerriers. Mais cette épopée normande est aussi nourrie de géographie, de l’importance du littoral, des bocages, des vergers. On prend plaisir à flâner dans les ports ou à s’émerveiller devant la beauté de ses cathédrales (Rouen, Lisieux). Lire la suite

Volkswagen adoucit le Touareg

Tout-terrain qui n’affiche pas le moindre complexe, le nou veau Touareg devient une superlimousine.

Contexte Essayée entre les carrières de marbre de Carrare et les plages de sable fin de Viareggio, en Italie, la voiture impressionne. La précédente version, lancée en 2002, avait séduit près de 500 000 automobilistes de par le monde, dont 18 000 en France.

Atmosphère Les lignes se sont adoucies. L’engin fait moins mastodonte, bien que sa longueur soit désormais de 4,80 mètres. Dans l’habitacle, le cuir, livré de série sur tous les modèles, se marie à merveille à la ronce de noyer. Au-dessus de la console centrale, le moniteur du GPS s’est agrandi, tandis qu’un autre écran LCD a fait son apparition entre le compte-tours et le compteur de vitesse, pour rappeler les fonctions de conduite et de navigation. Lire la suite

Mode : l’hiver échappe à la rigueur

La semaine de présentation des collections haute couture qui vient de s’achever à Paris défend l’idée d’une mode qui privilégie le raffinement.

La mode échappe au plan rigueur et la haute couture défend avec faste l’idée d’une saison automne-hiver 2010- 2011 qui s’habille de raffinement, au gré d’une savante sophistication des coupes et d’un travail de juxtaposition des matières. À regarder le calendrier de la saison, avec de grands absents comme Givenchy qui a renoncé au podium pour une présentation plus intimiste ou Anne Valérie Hash et Maurizio Galante qui ont passé leur tour pour la couture, on craignait pour l’état de santé de cette exclusivité parisienne. Mais même limitée à dix-sept défilés programmés du 5 au 7 juillet, cette présentation couture, qui s’est achevée le 8 par une journée spéciale haute joaillerie, a su faire preuve d’éclat et d’inventivité.

Christophe Josse a ouvert avec habileté le bal des défilés dans la matinée du 5 juillet au Palais de Tokyo et a d’emblée imposé une note très sophistiquée pour la saison prochaine. Comment définir son style, sinon en évoquant la délicatesse. Lire la suite

François Demachy, nez voyageur de Dior

Avec la collection Escale, Dior personnifie l’art du voyage », prévient-on chez Christian Dior Parfums, où l’on désigne les lancements successifs d’Escale à Porto fino, d’Escale à Pondichéry et d’Escale aux Marquises (lire ci-dessous) comme la traduction olfactive « de l’esprit des collections Croisière de Christian Dior et John Galliano ». Fort heureusement, avec François Demachy (photo) aux commandes, ces trois Cologne échappent au marketing.

Fils d’un pharmacien grassois, l’homme est l’un des nez les plus respectés. Il officie depuis trente-cinq ans dans la parfumerie et, pendant presque trois décennies, son talent a remarquablement servi Chanel Parfums. Lire la suite

Dior fait Escale aux Marquises

Les Marquises ! Quelles étranges visions d’exotisme évoque ce seul nom! », constatait Herman Melville. On n’en doute guère lorsqu’on découvre les senteurs dépaysantes d’Escale aux Marquises (69 euros les 75 millilitres, photo), la dernière-née des Cologne de Dior Parfums imaginée par François Demachy, parfumeur créateur de cette maison, considéré comme l’un des nez les plus doués de sa génération (lire ci-contre). Cette escapade olfactive est tout simplement magistrale. On l’identifie d’emblée à ses notes veloutées de tiaré, « une fleur qui est aux îles de Polynésie ce que le jasmin est à l’Inde », rappelle le parfumeur. On la hume pour sa fraîcheur raffinée, ses notes hespéridées presque pimentées, mélange subtil d’orange sanguine, de baies roses, de gingembre, de cardamome.

On la porte avec enchantement pour ses notes délicates de vanille et de néroli, ses accents sensuels nourris de senteurs de résines, comme le benjoin. Surtout, on l’admire pour sa construction totalement inédite, révélant le tiaré, avec authenticité, loin des accents lourdement suaves et sucrés du monoï tant exploité dans la parfumerie moderne. Cette prouesse est née d’une double exigence, celle du travail de composition acharné de François Demachy et celle de la recherche d’ingrédients d’exception. « Nous avons travaillé à partir d’une exceptionnelle fleur de tiaré, une variété cultivée à Tahiti qui fait désormais l’objet d’un partenariat avec notre maison. Lire la suite

Opel Meriva, antidote à la crise

L'Opel Meriva monte en gamme. Et pour séduire, il n’hésite pas à adopter des portes antagonistes…

Contexte Antagonistes ? Ce sont des portières qui s’ouvrent par paire en sens opposé. Comme sur les voitures des années 1930 ou, plus récemment, sur la Mazda RX-8, la Mini Clubman et la dernière Rolls Royce Ghost à 255000 euros. Les mauvaises langues appelaient ces ouvrants dans le sens de la marche des « portes suicide ». Mais Opel, malgré les difficultés, n’a pas le coeur à sauter en marche. Lire la suite

Beyrouth : la rage de vivre

Loin des clichés, la cité levantine oscille entre tradition et modernisme. De la culture communautaire à la recherche d’une identité commune, portrait d’une ville festive et passionnée.

Indéfinissable, l’ambiance vous enivre dès l’aéroport, quand descendent de leurs luxueux avions les habitants des pays voisins, et que leurs femmes, enhardies par le soleil couchant, offrent à nouveau au regard de la nuit leurs cheveux noirs, savourant la liberté retrouvée sous le ciel libanais.

Les plus traditionnelles attendront d’être au restaurant pour finir, après quelques coups d’œil sur les côtés, par dégrafer timidement leur voile. D’autres resteront drapées dans leur austérité, déambulant dans les rues, sans toiser pour autant de leurs yeux cerclés de noir les fêtardes les plus délurées, en minijupe et talons hauts.

Il flotte ici une atmosphère étrange faite de contraires cohabitant, de rencontres sublimes et de haines à peine enterrées. Lire la suite

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